Le montant des saisies d’avoirs criminels a presque doublé l’an passé, se félicite le ministre de la Justice

Ce jeudi, le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a annoncé lors d'une visite à Paris dans des locaux de stockage de ces saisies judiciaires.

Photo d'un marteau de justice vieilli posé sur des dossiers légaux abandonnés
Image d'illustration. Marteau usé sur documents juridiques négligés — ADN

Ces saisies montrent que le crime ne paie pas ! (Éric Dupond-Moretti)

Pour Éric Dupond-Moretti (ministre de la Justice) ces résultats sont la preuve de l’efficacité de l’Agrasc, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués.

Face à la presse, Eric Dupond-Moretti a expliqué que les saisies d’avoirs criminels avaient augmenté de 87% en 2023 par rapport à 2022 cela représentant un record d’1,4 milliard d’euros.

1,4 milliard d’euros d’avoirs criminels saisis

Lors de son discours, Éric Dupond-Moretti a appuyé : « L’an passé, c’est presque 1,4 milliard d’euros de saisies, ça représente une augmentation de 87% par rapport à l’année précédente. En matière de confiscation, soit des biens définitivement transférés au profit de l’État après condamnation, c’est un chiffre très impressionnant, c’est 175,5 millions d’euros ! Cette somme viendra abonder le budget de l’Etat et pour partie le budget de la Justice« .

96 millions d’euros ont été versés pour l’indemnisation des victimes

Dans un communiqué, la Chancellerie tient à ajouté que ’96 millions d’euros ont été versés pour l’indemnisation des victimes. Les criminels se voient confisquer les biens issus de la criminalité’ (biens immobiliers, voitures, montres de luxe ou encore d’argent liquide ou de crypto-actifs).

Des immeubles attribués à des associations caritatives

Éric Dupond-Moretti : « Ces objets, je pense aux véhicules par exemple, vont être redistribués aux forces de sécurité intérieure, tandis que les immeubles peuvent être attribués notamment à des associations caritatives« , tout en ajoutant : « Vous savez, les voyous, si vous les tapez au portefeuille ça ne leur fait pas du bien. En général ce qu’ils font ce n’est pas parce qu’ils sont portés par des valeurs humanistes, c’est pour faire du fric. Ces saisies montrent que « le crime ne paie pas« , a conclu le ministre de la Justice.

 

Lionel Durel

Spécialiste Société

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