Le bubble tea accusé de favoriser la dépression

L'addiction à ce type de boissons a fait l'objet d'une étude menée par des universitaires chinois.

Un gros plan captivant d'un arc-en-ciel de bubble teas avec des perles de tapioca colorées, chaque boisson se distinguant par son verre unique.
Image d'illustration. Gros plan d un arc en ciel de bubble teas — ADN

D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’université centrale de finance et d’économie de Chine et celle de Tsinghua, la surconsommation de thé lactés, bubble tea en tête, rendrait dépendant.

Les chercheurs ont voulu analyser la popularité de ces boissons, et leur impact alors qu’en Chine, le succès ne se dément pas.

Le cadre de l’étude

Plus de 4 000 étudiants pékinois ont été interrogés. Âgés de 15 à 24 ans, ils ont dû renseigner leurs habitudes de consommation de thé au lait.

Résultat ? Ceux indiquant consommer plus de 6 tasses par semaine présentaient le plus de symptômes de troubles anxieux, dépressifs,…

Une dépendance entretenant les signe dépressifs

Par le biais d’études précédentes, les scientifiques ont peu déterminer que les signes pouvaient être associés à la dépendance. Ils ont pu observer qu’une partie des jeunes interrogés avaient atteint un point de dépendance à ce type de boissons.

Ce qu’ils résument ainsi :

Les résultats indiquent que la consommation de thé au lait peut entraîner des symptômes de dépendance, notamment la fréquence, la dépendance/envie, l’intention d’arrêter, l’incapacité d’arrêter et le sentiment de culpabilité qui en découle.

Les raisons de la dépendance

La première explication est à chercher du côté de la composition de la boisson. Outre la grande quantité de sucre, la caféine est aussi fortement présente.

Pour tirer des conclusions plus précises, les chercheurs de l’étude chinoise indiquent que de nouveaux travaux, à échelle plus grande et sur un temps plus long, sont nécessaires. D’autre part, les jeunes pourraient utiliser le thé au lait comme mécanisme d’adaptation et et de régulation des émotions. Comment ? Avec le sentiment de récompense directe induit par la boisson, qu’il s’agisse de son aspect, son goût, son prix … On parle ici de dépendance psychologique.

Les scientifiques comptent sur de prochaines études pour conclure de façon plus directe.

Jérôme Nelra

Spécialiste Santé

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