En bref
- Le 13 octobre touche bien plus que les lycées
- Éducation, transports, postes et services publics suivent
- Les routiers lancent aussi un mouvement séparé
Le 13 octobre prend la forme d’une journée de grève bien plus large que prévu. Partie des lycées, la mobilisation gagne des enseignants, des cheminots, des salariés des télécoms, des postiers et plusieurs branches du service public. L’union syndicale Solidaires appelle même à une mobilisation interprofessionnelle.
Une date qui agrège les appels à la grève
Ce qui change, c’est l’addition des préavis. Plusieurs organisations relient désormais leur appel au mouvement de la jeunesse, avec une même idée, prolonger dans le monde du travail la contestation portée par les lycéens et les étudiants.
Des revendications propres à chaque secteur restent présentes, notamment sur les salaires. Mais le point commun, c’est bien le soutien au mouvement lancé dans les établissements scolaires, alors que les réponses du gouvernement sont jugées trop faibles.
L’éducation reste le cœur du mouvement
Les lycéens prévoient une nouvelle journée de rassemblement le mardi 13 octobre. Une autre date est déjà dans les têtes, le samedi 17 octobre, largement relayé sur les réseaux militants.
Dans leur sillage, les enseignants se mobilisent aussi. Cela concerne le premier degré, les collèges, l’enseignement supérieur, mais aussi le privé. L’intersyndicale réunissant SUD Éducation, CFDT, FSU, UNSa, FNEC FP FO et CGT Éducation appelle les personnels des écoles et collèges à cesser le travail. De son côté, la fédération FEP CFDT demande d’entendre les jeunes et les personnels, d’ouvrir le dialogue et d’apporter des réponses concrètes.
SNCF, La Poste, Orange et les finances publiques se joignent au mouvement
Hors éducation, les appels se multiplient. À la SNCF, SUD Rail invite les cheminots à interrompre le travail, en expliquant que la mobilisation de la jeunesse doit trouver un relais dans le monde du travail, sur fond de crise plus large.
Même logique chez SUD PTT. Le syndicat a déposé un préavis de grève illimité à La Poste à partir du 12 octobre, ainsi qu’un préavis pour la seule journée du 13 chez Orange et ses filiales. Il réclame aussi l’arrêt de la répression policière visant, selon lui, les lycéens et les étudiants.
Des appels existent aussi dans la culture, les missions locales, chez les agents territoriaux et dans les finances publiques.
Les routiers partent sur un calendrier distinct
À côté de cette séquence, un autre mouvement démarre dans le transport routier de marchandises. FO Transports UNCP appelle les routiers à se mettre en grève dès le dimanche 11 octobre à 22 heures pour obtenir des hausses de salaire.
Ce point est important, parce que ce mouvement n’est pas présenté comme une extension directe de la contestation lycéenne. Il n’est pas intersyndical à ce stade. En revanche, son calendrier croise celui du 13 octobre, date à laquelle un nouveau round de négociations avec les employeurs doit s’ouvrir.