En bref
- La CGT vise déjà le 5 novembre
- Le 17 octobre a mobilisé largement
- Des violences ont aussi marqué la journée
Le prochain rendez-vous est déjà posé. Après la journée de mobilisation du 17 octobre, la CGT appelle à continuer un mouvement qu’elle veut pacifique, avec un cap clair, la journée intersyndicale de grève et de manifestation interprofessionnelle du 5 novembre.
Le 5 novembre devient le prochain rendez-vous
Dans son communiqué, la CGT explique vouloir poursuivre la mobilisation avec les jeunes et lancer partout des discussions sur les lieux de travail pour construire un rapport de force favorable aux revendications. Le syndicat demande aussi au gouvernement de cesser la répression et de répondre immédiatement aux demandes sociales.
Selon l’AFP, une partie des organisateurs veut même élargir le cadre de la journée du 5 novembre pour en faire un point d’appui à un mouvement social plus unitaire, capable de faire pression sur le gouvernement.
Une contestation partie des lycées puis élargie
Depuis septembre, des lycéens et des professeurs manifestent ensemble pour obtenir de meilleures conditions d’enseignement dans les établissements. Le 17 octobre, l’appel relayé sur les réseaux sociaux a fait sortir dans la rue un public plus large, avec des étudiants, du personnel médical, des Gilets jaunes, mais aussi le monde enseignant.
Le motif n’était pas unique. Aux revendications sur l’école se sont ajoutées celles sur la vie chère, dans un contexte où les prix des carburants dépassent largement les deux euros depuis septembre.
Des chiffres divergents sur l’ampleur du 17 octobre
Sur l’ensemble du territoire, la CGT fait état de 1 750 rassemblements ou manifestations en France. Le syndicat avance aussi le chiffre de près de 800 000 manifestants dans les rues.
En face, le gouvernement retient une estimation plus basse, à 550 000 participants. L’écart est net, mais il dit quand même une chose simple, la journée a pesé à l’échelle nationale.
La question des violences et de la réponse du gouvernement
La journée n’a pas été seulement marquée par des cortèges calmes. Des affrontements avec les forces de l’ordre, mais aussi des scènes de casse et de pillages, ont accompagné les manifestations.
La CGT dénonce ce qu’elle présente comme une répression visant à empêcher la population de participer aux défilés. Toujours selon le syndicat, la responsabilité politique de la montée des violences revient au gouvernement, en raison de son refus de répondre à des revendications qu’il estime portées massivement de façon pacifique.
Ce qui se joue maintenant dépasse donc la seule date du 17 octobre. Le 5 novembre pourrait servir de test, pour mesurer si cette mobilisation dispersée peut se transformer en séquence sociale plus durable.