1884, année charnière pour les syndicats

C’est en 1884 que la liberté syndicale a été reconnue en France grâce à la loi Waldeck-Rousseau qui permet de casser la loi Le Chapelier de 1791 qui prohibait toute forme de regroupement professionnel. Cette loi de 1884 a été réaffirmée en 1946 dans le préambule de la constitution qui autorise le droit d’adhérer à syndicat pour défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale.

C’est en 1966 que l’État reconnaît officiellement les 5 confédérations syndicales qui restent les plus importantes à ce jour. Il s’agit de la Confédération générale du travail (CGT) fondée en 1895, de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) fondée en 1919, de la Confédération générale des cadres (CGC) créée en 1944, de Force ouvrière (FO) créée en 1948, de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) créée en 1964.

Le fonctionnement des syndicats

Depuis les années 1980, plusieurs organisations syndicales professionnelles ont été créées dans le but de défendre les intérêts de secteurs bien précis. Par exemple le Medef pour les chefs d’entreprises ou encore SE-UNSA pour les enseignants et l’Éducation nationale. Les étudiants avec l’UNEF et l’UNI ont également formé leurs organisations.

En règle générale, les syndicats fonctionnent tous de la même manière. Ils élisent à leur tête un secrétaire général chargé de représenter l’organisation. Ce dernier est assisté par des responsables syndicaux et des délégués qui décident des orientations de l’organisation syndicale. Chaque syndicat est divisé en fédérations territoriales locales et en sections syndicales présentent au sein même des entreprises.

Qu’il s’agisse d’accords de branche, d’accords d’entreprise ou lors de réformes sociales d’envergure, les syndicats sont obligatoirement consultés. Toute modification du Code du travail doit en effet passer par leur accord selon la loi Larcher de 2007.

Financièrement, le fonctionnement des syndicats est assuré par les cotisations des adhérents, mais également par certaines taxes, notamment la « contribution patronale au financement des organisations syndicales. » En outre, les syndicats doivent obligatoirement rendre leurs comptes publics.

À son apogée à l’après-guerre puisqu’il affichait 30,1 % en 1949 selon les données de la Dares, le taux de syndicalisation a chuté à 11 % des salariés français aujourd’hui. Un chiffre qui fait de la France l’un des pays avec le plus faible taux de syndicalisation en Europe.

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