Facture de gaz, la hausse de juillet touchera des millions de foyers

Image d'illustration. Le prix repère du gaz remonte en juillet 2026.ADN
Le prix repère du gaz remontera de 7,4% au 1er juillet 2026. Pour les ménages en offre indexée, la facture augmentera en moyenne de 2,7 euros TTC.
En bref
- Le gaz remonte de 7,4% en juillet
- Six millions de ménages sont surtout touchés
- Les offres fixes augmentent aussi
Près de 6 millions de ménages verront leur facture de gaz augmenter en juillet 2026. D’après la Commission de régulation de l’énergie, la hausse atteindra en moyenne 2,7 euros TTC pour les foyers ayant souscrit une offre indexée sur le prix repère.
Cela concerne environ 60% des abonnés résidentiels au gaz. Après un recul en juin, le mouvement repart donc dans l’autre sens.
Une hausse qui vise d’abord les offres indexées
Le relèvement annoncé pour le 1er juillet touche d’abord les contrats adossés au prix de référence du gaz, révisé chaque mois. Pour ces clients, la CRE chiffre la progression à 7,4%.
Depuis la fin des tarifs réglementés, ce prix repère de vente de gaz sert de point de comparaison sur le marché. Il guide les fournisseurs dans la construction de leurs offres et aide aussi les consommateurs à mesurer l’écart entre les contrats.
Le prix repère repart nettement à la hausse
Le niveau retenu pour juillet s’élève à 164,21 euros/MWh TTC, contre 152,86 euros/MWh TTC au 1er juin. La marche est donc nette en un mois.
Et le recul manque encore plus quand on remonte au printemps. Selon la CRE, le prix repère de juillet est 18% plus élevé qu’en avril. À cette date, il ne reflétait pas encore la poussée récente des cours du pétrole et du gaz.
Le conflit au Moyen-Orient pèse sur la fourniture
Sur la partie fourniture de la facture, le régulateur explique cette hausse par l’augmentation des coûts d’approvisionnement sur les marchés. Ces coûts ont continué de grimper avec le conflit persistant au Moyen-Orient, a précisé la CRE à l’AFP.
L’autorité cite aussi la progression des coûts liés à l’activité de fourniture de gaz naturel. Dans cet ensemble figurent notamment les certificats d’économies d’énergie, pris en charge par les fournisseurs puis répercutés en partie sur les consommateurs.
Même les contrats à prix fixe ne sont pas épargnés
L’autre moteur de la hausse, c’est l’acheminement. Les coûts de distribution du gaz, ce péage payé par les fournisseurs avant d’être refacturé aux abonnés, augmenteront de 5,87% au 1er juillet.
Cette composante s’applique à tout le monde, y compris aux ménages qui ont choisi une offre à prix fixe. Ils représentent environ 40% des consommateurs résidentiels. Pour eux, la hausse moyenne sur la facture est estimée à 1,5%, selon la CRE, là aussi auprès de l’AFP.