E-commerce et concurrence déloyale : le site Wish et son application mobile bientôt déréférencés

Le site Internet Wish va disparaître des moteurs de recherche en France, une première en Europe.

Spécialisé dans les articles à prix cassés et à petits prix, le site de vente en ligne américain Wish va être déréférencé par les moteurs de recherche. En effet, la répression des fraudes estime qu’il y a beaucoup trop de produits non conformes, voire dangereux pour certains.

Ces acteurs bafouent la réglementation sur la sécurité des produits

Pour Bruno Le Maire, le ministre délégué chargé des PME Alain Griset et Cédric O (secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques), il y a trop de souci avec Wish : « Nous avons prélevé 140 produits sur le site et la plupart étaient non conformes, voire dangereux. C’est particulièrement vrai pour les jouets dont 95 % étaient non conformes (l’adresse du fabricant ou l’origine du produit n’étaient pas indiquées) dont 45 % s’avéraient même… dangereux !« , accuse la DGCCRF.

Dans un communiqué, les ministres indiquent : « À une semaine du Black Friday et à un mois des fêtes de fin d’année, cette décision illustre l’action du gouvernement pour protéger les consommateurs et lutter efficacement contre une concurrence déloyale d’opérateurs économiques. Cette décision vise à protéger les consommateurs et à mettre fin aux manquements de Wish quant aux obligations de sécurité des produits qu’il vend. Les acteurs du numérique savent désormais qu’ils ne peuvent plus vendre n’importe quel produit en toute impunité !« .

Ne plus vendre n’importe quel produit en toute impunité

Le ministère de l’Économie donne quelques chiffres : sur plus de 140 produits vendus sur Wish, l’enquête montre que beaucoup de produits étaient non-conformes et dangereux, avec des taux de dangerosité particulièrement élevés pour certaines familles de produits. Pire, toujours selon la DGCCRF, le site n’effectuait pas les retraits et les rappels de produits de manière satisfaisante. C’est pourtant une obligation au titre de distributeur.

 

Lionel Durel

Spécialiste Société

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