Des « heures super creuses » pour réduire sa facture d’électricité : que proposent les fournisseurs ?

Plusieurs fournisseurs d’énergie lancent de nouvelles offres avec des plages horaires où le prix de l’électricité chute nettement. Ces "heures super creuses" permettent aux consommateurs de réduire leur facture en adaptant leur consommation à ces périodes avantageuses.

Machine à laver nuit
Image d'illustration. Machine à laver nuit — ADN

Tl;dr

  • Heures « super creuses » : électricité moins chère en journée.
  • Offres EDF, Octopus : plages horaires et tarifs variés.
  • Objectif : encourager l’électrification et réduire la dépendance au pétrole.

Nouvelles offres d’électricité : l’essor des heures « super creuses »

Face à la flambée du prix du pétrole, conséquence directe de la crise au Moyen-Orient, la France cherche à accélérer sa transition énergétique. Une stratégie qui prend aujourd’hui une forme concrète avec le développement des offres d’heures « super creuses » par plusieurs fournisseurs d’électricité. Leur promesse est simple : faire baisser la facture pendant certaines plages horaires, en particulier en journée.

Des tarifs avantageux pour consommateurs avisés

L’un des acteurs majeurs de cette évolution, EDF, a dévoilé son offre « Zen Estival ». Entre avril et octobre, chaque jour, sept heures « super creuses » sont accessibles entre 11h et 18h. À ces horaires, le coût du kilowattheure tombe à 9,87 centimes – nettement inférieur aux 15,22 centimes facturés en heures pleines. Pour celles et ceux qui disposent d’une piscine ou d’une climatisation gourmande l’été, le gain peut se révéler substantiel… mais attention, les tarifs remontent durant la saison froide afin de compenser. Parallèlement, Octopus propose deux séquences d’heures creuses estivales (11h-17h puis 21h-7h), à un tarif de 13,25 centimes le kWh. L’hiver venu, seules les nuits demeurent en heures creuses (21h-7h), à un prix légèrement plus élevé.

L’impact de la réforme des heures creuses

Ce mouvement s’inscrit dans une réforme lancée en novembre 2025, transformant profondément le paysage tarifaire français. Désormais, il n’est plus rare que les heures creuses s’étendent aussi sur la journée – notamment en été – pour tirer parti du pic de production solaire. Cette réorganisation progressive se poursuivra jusqu’à fin 2027, avec un objectif affiché : inciter davantage de ménages à adopter l’électricité comme principale source d’énergie.

La volonté politique derrière ce virage électrique

Dans ce contexte porteur, le chef de l’État Emmanuel Macron a récemment insisté sur la nécessité d’« une mobilisation collective (…) pour rendre le passage à l’électrique naturel et désirable ». S’exprimant devant des représentants des secteurs du BTP, de l’industrie ou encore des transports, il a souligné quatre axes essentiels pour « l’équipe de France de l’électrique » :

  • Produire
  • Raccorder
  • Électrifier
  • Réindustrialiser

Ce plan vise autant à renforcer l’indépendance énergétique qu’à réduire les émissions de CO2, tout en préparant une France plus sobre et résiliente face aux défis climatiques et géopolitiques.

Morgan Fromentin

Spécialiste Économie

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