Champignon Shiitaké : une consommation à risque si peu cuit

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes vient d'alerter sur les risques représentés par la consommation de champignons Shiitaké, si ceux-ci n'ont préalablement pas été bien cuits.

Risotto savoureux avec champignons terreux, parsemé d'herbes fraîches sur une table en bois authentique.
Image d'illustration. Risotto crémeux aux champignons et herbes fraîches — ADN

De base, la consommation de champignons peut apparaître à risque pour tout individu n’ayant pas pris soin de se renseigner au préalable sur l’origine de sa nourriture. Mais il est un champignon, le Shiitaké, dont la consommation peut se révéler inoffensive ou bien nocive selon sa cuisson.

Vendredi, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a ainsi mis en garde, dans un communiqué partiellement rapporté par Le Parisien, sur les conséquences néfastes d’une mauvaise cuisson du Shiitaké.

Consommation de Shiitaké : nocive si le champignon a été « insuffisamment cuit »

On y lit en effet que « la consommation de ce champignon à l’état cru ou insuffisamment cuit […] peut engendrer des dermatites toxiques dites flagellaires caractérisées par une éruption de petites lésions extrêmement prurigineuses sur l’ensemble du corps ». Ces dermatites toxiques peuvent d’ailleurs intervenir « quel que soit le mode de présentation du champignon », soit « frais, séché puis réhydraté dans l’eau, poudre ou infusion ».

Une régression ne demandant pas de traitement spécifique

Le communiqué se veut toutefois rassurant : « Cette réaction toxique survient environ trois jours après la consommation de ce champignon et régresse le plus souvent en une quinzaine de jours sans traitement particulier. » L’alerte de l’administration, nous dit-on, n’a pour but que de prévenir les populations et n’implique donc pas une multiplication de cas liés à la consommation de champignons Shiitaké. La DGCCRF nous informe également sur l’origine de ce dernier, en ajoutant que la France est à l’heure actuelle le principal terrain de son développement, après que l’espèce ait été cultivée au Japon puis en Chine : « Le Lentin du chêne (Lentinula edodes) communément appelé Lentin comestible, Shiitaké ou encore champignon parfumé est un champignon dont la culture est très répandue et que l’on retrouve fréquemment sous forme séchée ou dans des compléments alimentaires. »

Gael Brulin

Spécialiste Santé

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