Se mettre à la table des négociations, voilà ce que demande Bruno Le Maire à la grande distribution et aux industriels afin de voir les prix baisser alors même que le prix de beaucoup de matières premières ont commencé à baisser.
Renégocier les prix sur des produits où une baisse s’impose
Invité sur BFMTV, Bruno Le Maire invite rapidement les industriels à renégocier leur prix sur des produits où une baisse s’impose. Si rien n’avance d’ici fin mai, le ministre convoquera à Bercy les enseignes de la grande distribution. Bruno Le Maire est intransigeant et entend la colère des consommateurs qui voient dans la presse ou à la télévision que le coût des matières premières a baissé : « Je veux que la répercussion à la baisse soit aussi rapide que la répercussion à la hausse », a lancé Bruno Le Maire.
Je veux que la répercussion à la baisse soit aussi rapide que la répercussion à la hausse !
Du coup, le ministre se range du côté du patron de Système U qui subit les remarques désabusées des consommateurs sur les prix, notamment sur ceux de l’alimentaire et de l’hygiène. Notons que les tarifs des matières premières sont revenues à leurs niveaux d’avant la guerre en Ukraine. Un exemple : les bouteilles d’huile de tournesol sont entre 22 et 33 % plus chers qu’il y a un an ( au lancement de la guerre) et pourtant, le cours du tournesol a retrouvé désormais son niveau d’avant-guerre…Alors pourquoi le prix d’un litre est-il toujours aussi élevé ?
Le contexte ne justifie pas que les entreprises réalisent plus de marge sur le dos des Français
Pour leur part, les industriels -par la voix du président de l’Ania- répondent au ministre que ‘La baisse des prix ne peut pas se faire en cinq minutes ; nous sommes engagés avec nos fournisseurs sur les achats de matières premières, sur les achats de canettes, sur les achats de verre… Et pour un certain nombre de mois« , a rétorqué Philippe André.