Assurance chômage : Sophie Binet (CGT) ne condamnerait pas des grèves durant les JO

L'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance chômage prévue pour le 1er décembre risque de léser les travailleurs engagés pour les Jeux Olympiques. Comment cette réforme pourra-t-elle impacter ces derniers ?

Musique jeux olympiques
Image d'illustration. Musique jeux olympiques — ADN

Tl;dr

  • Sophie Binet de la CGT soutient une potentielle grève durant les JO.
  • La grève serait une protestation contre la nouvelle réforme de l’assurance-chômage.
  • La réforme pénalise particulièrement les employés des secteurs d’emploi discontinus.
  • La SNCF a obtenu des primes, mais elles ne concerneront pas tous les employés.

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a annoncé qu’elle ne «pourra pas donner tort» aux salariés des secteurs d’emploi secteurs d’emploi discontinu pendant les Jeux Olympiques, lesquels se mettraient en grève.

Cette potentielle mobilisation serait une réaction à la nouvelle réforme de l’assurance-chômage décrétée par le gouvernement.

Une réforme chômage controversée

Cette réforme, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er décembre, comprend notamment une durée d’indemnisation abaissée à 15 mois et assure une allocation chômage seulement après huit mois de travail sur les vingt derniers mois (contre six mois actuellement).

Selon Sophie Binet, elle pénalise principalement ceux qui travaillent dans des secteurs d’emploi discontinus, comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration et la sécurité.

Soutien aux employés des secteurs d’emploi discontinus

Sophie Binet a déclaré sur France Inter que si « s’ils décident de se mettre en grève parce que le mois de travail durant les Jeux ne leur permet plus de vivre (…), je ne vais pas leur donner tort ». De ce fait, elle exprime son soutien à ces salariés pour qui le nouveau dispositif compliquerait encore un peu plus leur quotidien.

Inégalités et manquements sur les primes

Dans le contexte des Jeux Olympiques, elle déplore également l’absence de prime pour de nombreux employés dans les entreprises de sécurité, qui seront « mis à rude épreuve pendant l’été ». Cette contestation est étendue à la SNCF, où des primes ont été obtenues, mais « elles ne concerneront pas tous les cheminots et cheminotes », notamment les femmes travaillant sur les plateformes téléphoniques, qui seront très sollicitées pendant cette période intense.

Jérôme Nelra

Spécialiste Société

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