En bref
- Trois peines majeures jusqu’à 30 ans
- 17 accusés condamnés sur 22 jugés
- Une loge maçonnique au cœur du dossier
Les peines les plus lourdes sont tombées vendredi dans l’affaire Athanor. La cour d’assises spécialement composée de Paris a condamné à 30 ans de réclusion criminelle Daniel Beaulieu, à 25 ans Frédéric Vaglio et à 27 ans Sébastien Leroy, présentés comme les figures centrales de cette officine criminelle.
Les trois hommes au centre lourdement condamnés
Le dossier visait d’abord les têtes pensantes et le principal exécutant. Ancien agent des renseignements intérieurs, Daniel Beaulieu écope de la peine la plus lourde. Frédéric Vaglio, son frère de loge chargé de décrocher les contrats criminels, est condamné à 25 ans. Sébastien Leroy, désigné comme l’homme de main, reçoit 27 ans de réclusion criminelle.
Ces trois condamnations donnent la tonalité du verdict. La cour a clairement retenu une responsabilité majeure pour ceux qui, selon l’accusation, structuraient ou exécutaient les opérations de l’officine.
Un verdict large pour une affaire hors norme
Au total, 17 des 22 accusés poursuivis ont été condamnés. L’échelle des peines va de six mois de prison avec sursis à 30 ans de réclusion. C’est l’issue d’un procès ouvert le lundi 30 mars 2026 devant la cour d’assises spécialement composée de Paris.
Le nombre d’accusés, comme la variété des peines, montre l’ampleur du dossier. On est face à une procédure rare par sa taille et par la diversité des rôles examinés pendant les débats.
Une officine criminelle au sein d’une loge maçonnique
L’affaire Athanor met en cause une loge de francs-maçons installée dans les Hauts-de-Seine. Selon l’accusation, cette structure était devenue le cadre d’agissements criminels et de barbouzeries commanditées.
Parmi les faits jugés figurent le meurtre d’un pilote automobile, mais aussi la tentative d’assassinat d’une coach en entreprise et celle d’un syndicaliste ayant participé au mouvement des « gilets jaunes » en 2018 et 2019. Ce rappel éclaire l’importance du verdict rendu vendredi, même si tous les détails de motivation ne sont pas encore connus.
D’autres informations sont attendues sur ce dossier, qui ne se résume pas à quelques condamnations lourdes mais à tout un système criminel examiné pendant plusieurs semaines à Paris.