70 salariés d’ING Direct informés de leur licenciement par courriel
Et comme si cela ne suffisait pas, l'e-mail en question ne leur était pas destiné. Il s'agissait d'une erreur de clic au moment de l'envoi, censé arriver à la direction.
C’est par hasard que ces dizaines de salariés de la banque ING Direct ont appris leur licenciement le 28 novembre dernier. En ouvrant leur boite e-mail, ils découvrent un courriel destiné à la direction, mais qui les concerne directement. Trois sites sont concernés dans notre pays.
Dans le détail, il s’agit d’environ 50 salariés d’un centre d’appels de la banque en ligne ING Direct à Reims, et d’une vingtaine d’autres travaillant dans deux agences à Paris et à Lyon.
10% des salariés d’ING en France, concernés
Ce mail, Le Parisien a pu le lire. En anglais, envoyé par le service des ressources humaines, il détaille sur 26 pages le plan de licenciement en question. Le calendrier des annonces est précisé, ainsi que « la liste des embûches, des ‘risques’ associés : grèves, dégradation du service client, démotivation ou encore atteinte à l’image de la banque », indique le quotidien.
L’une des employées, concernée par cette erreur brutale, confie : « Notre direction ne nous a parlé que le lendemain de la réception de ce message. Ils nous ont dit : ‘Ce n’est qu’un projet' ».
Et pourtant, de gros bénéfices affichés par la banque en ligne
Depuis mardi, les salariés du centre de Reims ont débuté une grève illimitée. Leur avocat a précisé que « la direction refusait d’augmenter les indemnités de licenciement à un niveau décent ».
Quant à la direction d’ING Direct, elle confirme l’erreur : « Nous comprenons que ce message ait suscité beaucoup d’émotions parmi les salariés. Il s’agit d’une erreur d’envoi de la part d’un collaborateur qui ne fait pas partie du comité de direction ». Et indique en outre que 25 postes seront créés sur un site basé à Paris. Quant au plan, elle le justifie par un « contexte de taux d’intérêt bas qui ‘réduit’ les marges du secteur bancaire », rapporte le Parisien.