En 2025, le recrutement dans le secteur de la restauration est un véritable casse-tête pour les employeurs : trouver un serveur ou un cuisinier relève du défi, ces métiers étant parmi les plus demandés et donc sous tension.
Tl;dr
- L’étude de France Travail indique une baisse des intentions de recrutement.
- Les métiers les plus recherchés sont serveurs, aides de cuisine et agriculteurs.
- La Bourgogne-Franche-Comté a le plus de difficultés à recruter.
France Travail dévoile les métiers les plus recherchés
Chaque année, France Travail publie une étude sur les tendances du marché du travail. Cette année, l’organisation a mis en relief les métiers les plus recherchés et les défis de recrutement rencontrés par les employeurs.
Des intentions de recrutement en baisse
Selon l’étude, seulement 24,1 % des établissements envisagent d’embaucher en 2025, contre 28,2 % l’année précédente. Cette diminution est observée dans tous les secteurs d’activité.
Le secteur de la construction est particulièrement touché avec une baisse de 22 %, suivi par les services aux particuliers qui affichent une diminution de 8,4 % de leurs projets de recrutement.
Malgré cela, « certaines professions liées aux soins et à l’accompagnement voient les projets augmenter, comme les infirmiers (+4,9%) et aides-soignants (+3,9%) », note France Travail.
Les métiers les plus recherchés
En dépit de ces difficultés, certains métiers attirent davantage les recruteurs. Les serveurs de café et restaurants se trouvent en première position avec près de 108 000 projets d’embauche prévus pour 2025.
Les aides de cuisine et employés polyvalents de restauration se classent en deuxième position, suivis des agriculteurs.
Les régions les plus touchées
Les difficultés de recrutement varient également en fonction des régions. La Bourgogne-Franche-Comté est la région la plus impactée, avec 57% des employeurs qui peinent à recruter.
En dépit des défis, l’étude révèle une « augmentation significative » des projets d’embauche en CDI, qui représentent désormais 43,8 % des intentions, soit une augmentation de 5,5 points par rapport à 2024. Une lueur d’espoir dans un contexte de recrutement difficile.