Virus respiratoire syncytial (VRS) : les spécialistes appellent à vacciner d’urgence les seniors
Le VRS est le virus qui infecte le plus les poumons et les voies respiratoires. S'il touche les nourrissons (bronchiolite) il vise également les seniors.
Dans une tribune publiée dans Le parisien, plusieurs professionnels de santé réclament que les personnes immunodéprimés, les insuffisants respiratoires, les personnes âgées, fragiles bénéficient du vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS) dès cet hiver afin d’éviter les décès.
Deux vaccins sont disponibles
S’ils ne sont pas encore intégrés aux recommandations vaccinales, il existe cependant en France 2 vaccins efficaces ; Pour les seniors, cela supposerait une triple vaccination : VRS donc, Covid-19 et grippe. Le virus respiratoire syncytial est plus connu pour les graves difficultés qu’il entraîne chez les nourrissons que chez les seniors. Au final, les personnes âgées peuvent faire des formes graves d’infections respiratoires aiguës (IRA) parfois mortelles.
Des formes graves d’infections respiratoires aiguës (IRA) parfois mortelles
Dans Le Parisien, les gériatres, infectiologues, pneumologues ou encore médecins ne comprennent pas pourquoi ce dossier n’avance pas : « Il n’y a aucune raison d’attendre, c’est maintenant qu’il faut agir !« .
Inquiétudes pour les services d’urgence déjà débordés
Les signataires de cette lettre s’inquiètent pour les services d’urgence : « Pour éviter des milliers d’hospitalisations avec une surcharge évidente sur le système de santé et bien sûr des morts potentielles, nous devons conserver la réactivité dont on a fait preuve lors de la crise Covid et privilégier la prévention« .
Le VRS c’est 1 décès toutes les 10 à 20 hospitalisations
La dangerosité du Virus respiratoire syncytial est potentiellement supérieure à celle de la grippe, notamment si on se réfère à des données récentes françaises avec une létalité estimée entre 5 et 10 % en cas d’hospitalisation soit 1 décès toutes les 10 à 20 hospitalisations…
Ils demandent également à l’Assurance Maladie de prendre charge dès à présent et de manière exceptionnelle le coût de la vaccination pour les plus fragiles.