Scandales des eaux minérales contaminées : 30 % des marques ont réalisé des traitements non conformes

Nestlé a reconnu avoir utilisé des traitements interdits sur des eaux minérales en bouteille comme Perrier, Contrex, Vittel ou encore Hépar.

Des eaux vendues comme ‘de source’, ‘minérales naturelles’ ne répondent pas à la réglementation

Des eaux en bouteille contaminées par des bactéries, des pesticides et des Pfas…Il y a quelques semaines, un rapport confidentiel avait alerté sur une possible pollution des eaux du groupe Nestlé, malgré leur filtration illicite révélée en début d’année.

En janvier, franceinfo et Le Monde indiquaient que la qualité sanitaire des eaux du groupe Nestlé n’était pas garantie

En janvier dernier, franceinfo et Le Monde indiquaient que la qualité sanitaire des eaux du groupe Nestlé n’était pas garantie *. Nestlé Waters commercialise San Pellegrino, Vittel, Perrier, Hépar ou encore Contrex.

30 % des marques ont déclaré avoir utilisé des traitements non conformes

Sénatrice (EELV), Antoinette Guhl explique dans Le parisien : « Nous lançons ce vendredi 7 juin une ‘Mission flash’ sur le contrôle des industriels des eaux en bouteilles. Dans la note de l’Inspection générale des affaires sociales et de santé (IGAS), 30 % des marques ont déclaré avoir utilisé des traitements non conformes. Et il s’agit d’autodéclaration ! Nous avons trouvé des traces d’excréments dans l’eau », souligne la sénatrice.

Les citoyens accordent une grande confiance à ces eaux chères et très chères par rapport à l’eau du robinet

« Nous savons que les eaux de Nestlé (Perrier, Hépar, Contrex) comme Cristalline qui appartient au groupe Alma sont concernées. Il y en a peut-être d’autres… C’est un sujet d’importance car la moitié des ménages en consomme. C’est une spécificité française, les citoyens accordent une grande confiance à ces eaux chères et très chères par rapport à l’eau du robinet. Il faut pouvoir restaurer cette confiance« , affirme Antoinette Guhl.

2 millions de bouteilles de Perrier ont été détruites

Elle rapporte également que 2 millions de bouteilles de Perrier ont été détruites sur demande du préfet et précise que ‘c’est bien la preuve qu’il y a eu des risques’.

* Conclusion d’une expertise confidentielle demandée par les agences régionales de santé (ARS) du Grand Est et d’Occitanie, et menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Lionel Durel

Spécialiste Société

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