Un « scandale » dans le monde des assurances obsèques

60 Millions de consommateurs dénonce les conditions des contrats des assurances obsèques de 8 poids lourds du secteur.

Sur son site Internet, 60 Millions de consommateurs ne prend pas de pincettes et titre : « Assurance obsèques : halte au scandale ! ». Huit contrats ont été étudiés à la loupe par l’association, proposés par ces grands noms : Crédit mutuel Assurances, Aviva, Crédit Agricole, Macif, Malakoff-Médéric, Groupama et Mutas. Et c’est peu dire que les conditions ne plaisent pas à 60 Millions de consommateurs.

« Plus le temps passe, plus on cotise à perte »

Un demi-million de nos concitoyens souscrivent chaque année une assurance obsèques. Et l’association de pointer dans un premier temps « un gouffre financier ». En effet, selon 60 Millions, il est préférable de mourir vite, car les assureurs ne rembourseraient jamais l’intégralité des sommes versées. Elle cite le cas d’un assuré âgé de 62 ans avec une espérance de vie de 85 ans. Dans cette hypothèse, il devra « débourser 4.815 euros pour 3.838 euros seulement de capital-décès reversé au bénéficiaire ».

Et l’association d’avancer que « certaines compagnies sont particulièrement voraces et vont même jusqu’à amputer de 40 % les sommes versées aux bénéficiaires ». Sur ce point, elle conclut : « En clair, plus le temps passe, plus on cotise à perte. Quelles que soient la somme investie et la durée de cotisation, le capital versé au bénéficiaire n’augmentera jamais ».

Une longue liste de justificatifs

Autre point noir, les délais observés avant le versement du capital aux bénéficiaires. Sensé être rapide, celui-ci est trop souvent retardé par le nombre de documents demandés. 60 Millions évoque : « Le Crédit mutuel, La Banque Postale et Groupama s’autorisent même à vous réclamer un certificat médical sur les causes du décès, alors que l’ordre des médecins considère qu’il s’agit d’une rupture du secret professionnel ».

Dès lors, que faire ? L’association préconise de préférer d’autres produits financiers comme l’assurance vie, la donation ou encore l’assurance-décès.

Jérôme Nelra

Spécialiste Économie

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Assurances

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.