Alimentation : Que valent les produits « premiers prix » ?

Le magazine 60 Millions de consommateurs s'est penché sur ces produits connaissant un regain d'intérêt avec l'inflation.

Une assiette soigneusement arrangée de pâtes, patates douces et quinoa pour une alimentation équilibrée.
Image d'illustration. Plat sain de pâtes, patates douces et quinoa — ADN

Jeudi 2 novembre, le magazine 60 Millions de consommateurs a publié le résultat d’une étude visant à comparer produits de marques distributeurs (Marque Repère (E. Leclerc), Carrefour Classic, les produits U, Pâturages (Intermarché…) à ceux de grandes marques.

Et ces résultats, après avoir passé au crible « 110 produits », sont pour certains surprenants.

Analyse de l' »intérêt nutritif et qualitatif »

Ainsi, qualité nutritionnelle et qualité étaient l’objet de cette vaste enquête. Il en ressort qu’en ce qui concerne les produits les moins transformés (la farine, le sel, les pâtes, ou le sucre,..), la moitié des matchs sont remportés par les premiers prix contre les grandes marques.

Car il s’avère que pour ces produits simples à produire, les écart de prix peuvent être importants, jusqu’au double parfois.

Les produits d’origine animalière

À l’inverse, les premiers prix « oeuf, poulet, boeuf ou sardine » s’inclinent face à leurs équivalents grandes marques En effet, précise la rédactrice en chef Sophie Coisne, ce sont les conditions d’élevage des animaux ou leur alimentation qui sont susceptibles de changer la donne.

En ce qui concerne les produits élaborés, gâteaux au chocolat ou pâtes à tartiner, ils présentent « peu d’ingrédients nobles, beaucoup d’additifs, peu d’éthique environnementale ».

Une alimentation de qualité souvent éloignée

Et les produits de marque n’ont pas à se moquer : « Seules deux pâtes à tartiner pas chères rivalisent avec le célébrissime Nutella sur la quantité de noisettes », note le magazine édité par l’Institut national de la consommation (INC), « mais toutes regorgent de sucre et de mauvais gras« .

Et ces produits élaborés, souligne la rédactrice en chef, « ne donnent pas toujours accès à une alimentation de qualité, comme c’est le cas des jambons blancs et des pains au chocolat bourrés d’additifs! ». Tous les jambons à petits prix contiennent des nitrites, considérés comme favorisant le cancer colorectal ou le diabète de type 2.

Jérôme Nelra

Spécialiste Économie

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Alimentation Pouvoir d'achat

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.