En bref
- Gabriel Attal veut une primaire en vue de la présidentielle 2027
- Édouard Philippe refuse toujours cette option
- D’autres responsables du camp y sont favorables
Pour Gabriel Attal, la question n’est plus de savoir si une primaire du centre et de la droite aura lieu, mais quand. Lundi 2 novembre 2026, le candidat de Renaissance à la présidentielle a jugé cet exercice « inéluctable », malgré l’opposition affichée d’Édouard Philippe.
Son argument tient en une idée simple. Éviter un second tour entre Marine Le Pen, pour le RN, et Jean-Luc Mélenchon, pour LFI. Sur TF1, l’ancien Premier ministre a aussi glissé que certains mettaient plus de temps à voir ce qui se passe dans le pays et dans la vie politique française.
L’argument du second tour qui inquiète
Gabriel Attal assume un ton offensif. Selon lui, la vraie division ne viendrait pas d’une compétition organisée entre candidats, mais du risque de partir nombreux au premier tour de la présidentielle.
Il a répondu à Édouard Philippe que la division, ce n’était pas la primaire, mais le fait d’arriver à cinq au premier tour. Il a aussi estimé qu’un duel Le Pen–Mélenchon constituerait un cataclysme bien plus grave que les désaccords entre prétendants du même camp.
Autre point avancé, les rapports de force actuels. D’après lui, quand un candidat est testé seul dans les sondages, ni lui ni Édouard Philippe n’accèdent pour l’instant au deuxième tour.
Édouard Philippe campe sur son refus
En face, Édouard Philippe ne bouge pas. Opposé depuis des mois à cette méthode de départage, le maire du Havre a encore rejeté dimanche l’idée d’une primaire, qu’il voit comme un facteur de confusion et de division.
Il a invité ses rivaux à prendre leurs responsabilités au mois de février, en laissant entendre qu’il ferait lui-même un choix à ce moment-là. Et il a prévenu que, si les Français voulaient décidément passer à autre chose, il en tirerait les conséquences.
Gabriel Attal, lui, attaque aussi les arrangements de coulisses. Selon lui, les désistements négociés en arrière-boutique font partie de ce qui dégoûte les Français.
Un débat qui dépasse les deux rivaux
Le débat ne se limite pas à ces deux noms. François Bayrou, patron du MoDem, comme David Lisnard, président de l’Association des maires de France, plaident eux aussi pour une primaire du centre et de la droite.
Du côté de LR, Bruno Retailleau n’écarte pas le principe. Mais il pose des conditions sur le périmètre de cette éventuelle consultation.
Le rendez-vous de février, évoqué par Édouard Philippe, pourrait donc compter. C’est là que ce débat très tactique, mais désormais bien installé, peut commencer à se traduire en décisions concrètes.