En bref
- Michel Fournier quittera le gouvernement début de semaine prochaine
- Son départ avait été évoqué dès octobre 2025
- Françoise Gatel devrait récupérer son portefeuille
Le départ de Michel Fournier n’a rien d’une rupture soudaine. Matignon a confirmé à l’AFP, jeudi 17 septembre 2026, que le ministre délégué chargé de la Ruralité allait quitter le gouvernement de Sébastien Lecornu en début de semaine prochaine. D’après l’entourage du Premier ministre, cette décision était connue depuis longtemps.
Un départ déjà dans les cartons
C’est lors d’un séminaire gouvernemental que Michel Fournier a annoncé son départ. Mais, dans les faits, le sujet remontait à bien plus tôt. Matignon indique qu’il en avait parlé à Sébastien Lecornu depuis longtemps, et même dès les discussions entourant son entrée au gouvernement en octobre 2025.
Le calendrier, lui, est désormais serré. Sauf changement, ce retrait sera effectif au début de la semaine prochaine. Le point important, pour vous, tient là, ce n’est pas une crise de dernière minute, mais l’aboutissement d’un choix déjà posé.
La ruralité plutôt que le ministère
Pourquoi partir maintenant ? Michel Fournier, 76 ans, veut se consacrer à l’Association des maires ruraux de France. Il devrait reprendre la présidence de l’AMRF, qu’il occupe depuis 2020 et dont il s’était mis en retrait en devenant ministre.
Après son départ, son portefeuille devrait revenir à Françoise Gatel, ministre chargée de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. L’organisation est donc déjà balisée.
Avant les élections municipales de mars, Michel Fournier avait d’ailleurs déjà été tenté de quitter le gouvernement. Ce nouvel épisode donne un peu plus de relief à son choix. Bon, ce n’est pas un revirement complet, plutôt la confirmation d’une hésitation ancienne.
Un parcours atypique et très local
L’homme a un profil assez rare dans un exécutif. Issu d’une famille d’agriculteurs, Michel Fournier a été ouvrier agricole, agent des douanes, poseur de volets roulants. Il a aussi travaillé comme agent commercial, puis comme fleuriste, avant de s’engager en politique à 33 ans comme conseiller municipal d’opposition.
Son ancrage local, lui, ne bouge pas. Maire sans étiquette des Voivres, dans les Vosges, depuis 1989, il dirige une commune de 300 habitants et s’est imposé comme une voix connue de la ruralité.
Généralement classé divers droite, parfois rangé à gauche par ses détracteurs, Michel Fournier revendique surtout son indépendance. Il l’a même affichée sur le fronton de sa mairie avec cette formule, « À jamais libre et non incorporable ». Une phrase qui dit assez bien ce que raconte aussi ce départ.