Pas-de-Calais : 1 an et 9 mois ferme pour avoir tué un chien au couteau

Lundi, le tribunal correctionnel de Béthune, dans le Pas-de-Calais, a condamné deux hommes de 47 et 38 ans à un an et neuf mois de prison ferme pour avoir, début mai, tué un chien au couteau.

Début mai, un chien de race cane corso avait été découvert mort non loin d’un terrain à Liévin (Pas-de-Calais). L’animal, vidé de ses viscères, présentait de même de nombreuses plaies. Deux hommes étaient depuis poursuivis pour « plaies multiples avec instrument tranchant ayant entraîné la mort d’un chien ».

F. P., 47 ans, se trouve être le seul des accusés à reconnaître les faits. Son avocat Me David Dherbecourt souligne que l’état de son client était alors altéré par la consommation de drogues et d’alcool. Le second suspect, F. R., 38 ans, a quant à lui nié toute implication de sa part : « Je ne suis quand même pas un imbécile pour laisser aux yeux de tout le monde un chien tué… surtout à la vue des enfants ». F. P. et lui sont ainsi pères de quatre enfants.

Chien éviscéré dans le Pas-de-Calais : deux accusés, un seul avoue les faits

Cité par Le Parisien, le procureur avait requis deux ans de prison ferme à l’encontre de ces deux prévenus : « Je ne peux pas faire autrement que de demander la peine maximum car nous avons affaire au summum de la cruauté envers un animal ». Des hommes qui avaient justifié leur acte de la sorte : « Si on le tuait ce serait marrant ».

Lundi, le tribunal correctionnel de Béthune aura finalement décidé de condamner F. P. à un an ferme et F. R. à neuf mois ferme. Maintenus en détention, ces deux hommes sont désormais défendus à vie de posséder un animal.

Une relaxe et du sursis pour les propriétaires de l’animal

Il est à noter que le propriétaire du chien, J. B., et sa compagne, E. D., étaient eux aussi poursuivis pour « complicités de sévices » et « aide à la réalisation des faits ». Alors que le procureur avait respectivement requis pour eux un an ferme et huit mois avec sursis, le premier a été relaxé et la seconde contrainte à quatre mois de prison avec sursis, une peine assortie d’une mise à l’épreuve.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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