Paris : un policier de 47 ans se suicide à son domicile

Le week-end dernier, un policier de 47 ans affecté à Paris a mis fin à ses jours à son domicile. Il serait le dix-huitième membre de la police nationale à s'être donné la mort depuis le début de l'année.

La trafique nouvelle a été communiquée lundi sur le compte Twitter de la police nationale. On a ainsi appris la mort d’un policier de la DRCPN (Direction des ressources et des compétences de la police nationale). Le fonctionnaire « a mis fin à ses jours à son domicile », indique la police nationale qui « adresse ses pensées les plus émues à sa famille et ses collègues et les assure de son entier soutien ».

Suicide d’un policier affecté à Paris : possiblement le 18e de l’année

Nos confrères d’Actu17 ajoutent que la victime, âgée de 47 ans, officiait au « pool chauffeur » de la DRCPN. On ignore encore les raisons de son geste, qui apparaît constituer le dix-huitième suicide enregistré dans la police nationale depuis le début de l’année. En 2019, ce chiffre était de 59, et l’an passé, un sensible recul à 28 suicides avait été observé, même si attestant toujours d’une dramatique situation.

D’autres policiers s’étaient donné la mort en juin

Ce mois avait déjà été marqué par la disparition de policiers, morts de leur propre main. Le 1er juin, une policière de 40 ans travaillant au commissariat de Cahors (Lot) s’était suicidée à son domicile, laissant derrière elle trois enfants. Le 17 juin, c’était un policier de la CRS de Grenoble qui s’était donné la mort sur un parking à Valbonne (Alpes-Maritimes). L’homme était âgé d’une cinquantaine d’années. Deux numéros sont accessibles pour les policiers touchés de près ou de loin par un mal-être. Le 0800 95 00 17 est une ligne d’écoute pour les fonctionnaires victimes agressions ou de menaces, un numéro joignable tous les jours de 5h00 à 23h00. Une cellule d’aide psychologique est aussi disponible sans interruption au 0805 230 405. Sont garantis l’anonymat, la confidentialité et la gratuité des appels. Peuvent également être contactées trois associations œuvrant dans le même but : SOS Policiers en Détresse (PEPS-SOS), Assopol et Alerte Police en Souffrance (APS).

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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