Au milieu du mois de janvier dernier, un homme de 40 ans était interpellé après une nouvelle agression dans le métro parisien, sur la ligne 5 comme d’habitude, entre les stations Gare du Nord et République.
Le matin, il profitait de la foule compacte des voyageurs pour se frotter à des jeunes femmes voire des adolescentes.
Un procès à huis clos
À 20minutes, l’avocate a confié : « Sur l’une des victimes (âgée de seulement 12 ans à l’époque des faits), il y a eu une tentative de pénétration digitale. Les victimes étaient pétrifiées. L’une d’elle a eu le réflexe d’appeler le numéro d’urgence de la RATP, le 3117. Certaines sont arrivées au collège en pleurs et ont été prises en charge à ce moment-là par l’équipe scolaire ».
Quatre jeunes femmes s’étaient porté partie civile. L’homme avait pu être retrouvé grâce aux recoupements découlant de l’analyse des images de vidéosurveillance. Le procès s’est tenu à huis clos, compte tenu du courage qu’il a déjà fallu aux victimes pour être présentes.
« Il faut porter plainte »
Quant à l’avocat du prévenu, il dénonce une « justice expéditive », arguant à propos de son client : « Il donne des explications en lien avec sa solitude et sa frustration sexuelle ». Selon lui, qui demandait une expertise psychiatrique supplémentaire : « Il n’a sans doute pas compris sa peine. On n’a aucune garantie à sa sortie ».
La plus jeune des victimes était venue accompagnée de son père. Ce dernier a déclaré : « J’invite toutes les femmes à systématiquement porter plainte. Ça a servi ma fille ».