Monique Olivier interrogée sur sa vie intime avec Michel Fourniret

Monique Olivier, 75 ans, comparaît devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine pour complicité d'enlèvements et de meurtres pour trois jeunes filles.

Le procès de Monique Olivier pour complicité dans les affaires de disparition d’Estelle Mouzin, Johanna Parrish et Marie-Angèle Domèce a débuté le 28 novembre dernier.

Devant la cour d’Assises de Nanterre (Hauts-de-Seine), elle a créé la stupéfaction en évoquant sa vie intime avec Michel Fourniret.

Fourniret-Olivier : une rencontre en prison

Comment ce couple a-t-il bien pu se former ? Le président de la cour, Didier Safar, a voulu en savoir davantage. Le couple s’est formé pendant le séjour en prison de Michel Fourniret, nous le savions déjà.

Alors que celui qui ne pouvait encore « prétendre » être surnommé l’Ogre des Ardennes était détenu pour une peine de prison pour agressions sexuelles et viol, une relation épistolaire a débuté entre eux. Tout au long de ces deux cents et quelques lettres, les deux amants nouent ce qui peut ressembler à un accord, voire un pacte.

Un contrat diabolique

Concrètement, Monique Olivier consent à aider Fourniret à assouvir ses pulsions si en échange il l’aide à venir à bout de son premier mari avec lequel elle a a eu deux fils.

De 1987 à 2003, ils partagent leur vie et sont les parents d’un garçon prénommé Sélim Fourniret. Une fois incarcérés, ils mettent fin à leur relation. Monique Olivier raconte : « Ça commençait à se dégrader. Quand je réfléchissais à tout ce qui avait été fait. Toutes ces horreurs… Finalement, il m’a utilisée comme un objet ». 

« Il aimait rire, plaisanter »

Monique Olivier pu détailler qui était Michel Fourniret : « Il aimait rire, plaisanter. Il aimait se moquer de tout le monde. En dehors de la chose, il était gai, il était bien« , alors que les proches des trois victimes ne peuvent retenir leur émotion, leur souffrance à ces mots. Elle a aussi raconté sa vie sexuelle avec Fourniret, quand le couple revivait les scènes de viols.

Mais aujourd’hui, elle nuance ce qu’elle racontait en 2020 : « Oh, pas tout le temps, une ou deux fois… ». Si aujourd’hui elle élude ce qui a trait à sa vie intime, elle admet avoir aidé son ex-mari à chercher de jeunes vierges :  « Il me faisait peur, ça ne s’explique pas. Je sais que j’aurais dû intervenir ».