Haute-Saône : Sept mois après, de nouveaux éléments sur l’affaire du corps sectionné

Sept mois après la découverte d’un corps sectionné en deux en Haute-Saône, l’enquête progresse. Les dernières révélations permettent de mieux cerner les circonstances du crime, qui continue de bouleverser les habitants et d’intriguer les enquêteurs.

Image d'une lumière bleue clignotante sur un véhicule de police
Image d'illustration. Lumière bleue clignotante sur véhicule de police — ADN

Tl;dr

  • Le crime a eu lieu en Suisse, pas en France.
  • Une suspecte française incarcérée à Suisse.
  • La victime retrouvée sectionnée et brûlée près de la Saône.

Une enquête qui traverse les frontières

L’affaire du corps sectionné retrouvé sur les rives de la Saône, à Fédry, prend une tournure inattendue. Alors que la macabre découverte, le 1ᵉʳ novembre dernier, avait d’abord mobilisé la justice française, l’enquête s’oriente désormais vers la Suisse.

C’est ce qu’a confirmé le procureur de Vesoul, Arnaud Grécourt, qui a annoncé ce lundi 1ᵉʳ juin 2026 le transfert du dossier aux autorités helvétiques. Selon les éléments réunis par les enquêteurs, « le crime a selon toute vraisemblance été commis sur le territoire suisse », a précisé le magistrat.

L’ombre d’un drame personnel

La victime, un homme de 75 ans originaire de Suisse, était propriétaire d’un logement occupé par une femme de nationalité française à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud. Les soupçons se sont rapidement portés sur cette locataire : âgée de 39 ans, elle a été arrêtée en Suisse peu après la découverte du corps et placée en détention provisoire.

Le ministère public vaudois indique qu’elle est suspectée d’avoir non seulement assassiné son logeur mais également incendié son propre logement.

Des faits d’une violence extrême

Le rapport d’autopsie fait froid dans le dos. Le corps a été retrouvé « sectionné en deux parties au niveau de la taille et recouvert d’une substance blanche », précise le parquet. Plus encore, l’examen médico-légal révèle :

  • des brûlures au dos ;
  • plusieurs plaies au crâne et à la main ;
  • de nombreuses lésions traumatiques sur tout le corps.

Selon les premières analyses, la mort serait due à une hémorragie provoquée par une blessure à l’arme blanche dans la poitrine – des actes perpétrés post-mortem auraient ensuite mené à la découpe du cadavre.

Désormais entre les mains de la justice suisse

Les investigations se poursuivaient encore récemment entre deux juridictions, mais depuis le 27 mai, l’enquête est officiellement confiée aux autorités judiciaires suisses.

Ce choix reflète une réalité judiciaire : c’est bien en Suisse que tout aurait commencé – et que devra s’écrire la suite de cette affaire glaçante.

Jérôme Nelra

Spécialiste Faits Divers

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