En bref
- Le 17 octobre concentre des appels multiples
- Gilets jaunes visent des blocages et manifestations
- Le 5 novembre est déjà dans toutes les têtes
Ce samedi 17 octobre s’annonce comme un test pour la contestation sociale. Le gouvernement redoute une journée dense, mais personne ne peut encore mesurer l’ampleur réelle des rassemblements et des blocages annoncés.
Depuis la fin septembre, la mobilisation des lycéens a servi de point de départ. Le mouvement s’est élargi à partir du mardi 13 octobre, avec une idée qui revient partout, la convergence des luttes.
Une date test pour mesurer la colère sociale
Ce qui frappe, c’est la diversité des appels. Des secteurs très différents veulent se retrouver dans la rue ou sur des points de blocage, avec en toile de fond la vie chère, les carburants et, pour certains syndicats, les salaires, les pensions ou encore les services publics.
Mais l’incertitude reste entière. Les réseaux sociaux annoncent une forte mobilisation, sans garantie sur le terrain.
Les Gilets jaunes veulent relancer la convergence
Les Gilets jaunes poussent clairement cette journée. Leur mot d’ordre vise à réunir des colères dispersées autour du coût de la vie et de l’essence, à des niveaux jugés trop élevés depuis des mois.
Les actions envisagées sont nombreuses. Blocages de raffineries, de dépôts de carburant ou de stations-service, présence sur les ronds-points, opérations aux péages, dans les ports, les gares et les grandes villes. Plus de 1.000 actions sont recensées sur une carte participative dédiée.
Les syndicats entrent dans la séquence, chacun à sa manière
Au plan national, les grandes organisations ne se rangent pas toutes explicitement derrière les Gilets jaunes. En revanche, plusieurs syndicats appellent bien à se mobiliser le 17 octobre, en sachant ce qui se prépare.
La CGT, déjà présente mardi pour soutenir les lycéens et les étudiants, dit appuyer les mobilisations portant sur les hausses de salaires et de pensions, la baisse des prix et la défense du service public. Le syndicat dirigé par Sophie Binet explique aussi vouloir éviter une récupération par l’extrême droite.
Des structures comme CGT Spectacle, CGT France TV, CGT Finances publiques ou Solidaires Finances publiques appellent également à agir. L’Union syndicale Solidaires, elle, veut prolonger la dynamique née dans les assemblées générales lycéennes et étudiantes.
Jeunes, enseignants, cheminots, agriculteurs, des appels dispersés
Côté jeunesse, l’Union syndicale lycéenne appelle à un rassemblement à Paris à 14 heures. Des organisations étudiantes présentes mardi, dont l’UNEF, la FAGE et l’Union étudiante, veulent aussi rejoindre le mouvement, avec des manifestations déclarées et des blocages.
Chez les enseignants, SUD Éducation renvoie aux modalités décidées localement. Les cheminots de SUD-Rail comptent eux aussi se mobiliser contre la vie chère. Et la Confédération paysanne a lancé un appel à se rassembler samedi, en dénonçant la répression visant les jeunes et les mouvements sociaux.
Une mobilisation scrutée avant le 5 novembre
Selon BFM, les policiers s’attendent à une journée massive, nourrie par l’emballement des réseaux sociaux. Leur analyse décrit un mouvement hétéroclite, avec le soutien d’anciens Gilets jaunes qui redonnent une charge symbolique à la date.
Résultat, le 17 octobre doit servir de baromètre. Pour les syndicats comme pour les manifestants, cette journée dira si la convergence prend vraiment, avant un autre rendez-vous déjà fixé, celui du 5 novembre.