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Grève du 10 septembre : ce qu’il faut savoir sur vos droits et les risques encourus

Société > Grève > Manifestations
Par Jérôme Nelra,  publié le 10 septembre 2025 à 9h00.
Société
Vue aérienne d une rue animée avec des manifestants

Image d'illustration. Vue aérienne d une rue animée avec des manifestantsADN

Une journée de mobilisation nationale est annoncée le 10 septembre, invitant salariés et fonctionnaires à cesser le travail. Avant de se joindre au mouvement, il est essentiel de connaître précisément les droits liés à la grève ainsi que les éventuelles conséquences.

Tl;dr

  • « Bloquons tout » mobilise de nombreux secteurs ce 10 septembre.
  • Le droit de grève protège mais exclut blocage ou violences.
  • Salariés privés : pas d’obligation de prévenir l’employeur.

Mobilisation d’ampleur pour « Bloquons tout » ?

Ce mercredi 10 septembre 2025, une mobilisation d’une rare ampleur devrait agiter le pays sous la bannière du mouvement spontané « Bloquons tout ». Initié sur les réseaux sociaux, ce mouvement prévoit de perturber de nombreux secteurs : raffineries, commerces, usines, hôpitaux ou encore collecte des ordures.

Des piquets de grève sont notamment annoncés devant des sites majeurs comme celui d’Amazon à Brétigny-sur-Orge, tandis qu’à Dunkerque, les salariés d’ArcelorMittal, secoués par un plan social récent, s’apprêtent eux aussi à cesser le travail. Dans les raffineries exploitées par TotalEnergies, comme à Gonfreville-l’Orcher, Donges ou Feyzin, la grève s’annonce suivie.

Quelles règles encadrent le droit de grève ?

Derrière cette mobilisation se cache une mécanique bien précise : le droit de grève, inscrit dans la Constitution française depuis 1946. Ce droit fondamental protège les salariés lorsqu’ils cessent collectivement le travail pour appuyer des revendications professionnelles – qu’elles soient portées par un syndicat ou non. Pour être reconnue comme telle, une grève doit rassembler au moins deux salariés ; toutefois, lors d’un appel national, un salarié isolé peut légitimement se joindre au mouvement.

Une question revient souvent : faut-il prévenir son employeur ? Pour les salariés du secteur privé, la réponse est simple : aucun préavis n’est requis et aucune information préalable obligatoire n’est imposée. L’absence sera constatée le jour même et pourra être justifiée a posteriori. Néanmoins, l’employeur doit connaître la nature des revendications soutenues.

Des limites et obligations précises

Si la protection offerte par le droit de grève est solide – impossibilité d’être licencié ou discriminé pour avoir fait grève –, elle n’autorise ni blocage des locaux ni violences. Ces dérives exposent leurs auteurs à des sanctions disciplinaires voire pénales. Par ailleurs, certains métiers restent totalement exclus du droit de grève : policiers des CRS, militaires, magistrats judiciaires ou personnels pénitentiaires en font partie.

Pour ceux qui exercent leur droit, plusieurs points méritent attention :

  • L’exercice suspend le contrat de travail mais ne l’interrompt pas.
  • La retenue sur salaire doit être strictement proportionnelle à la durée d’absence.
  • Aucune mention relative à la grève ne doit figurer sur la fiche de paie.

Des spécificités selon le secteur public

Dans la fonction publique et plus particulièrement dans les services publics sensibles comme les transports terrestres ou aériens, un cadre spécifique s’applique : dépôt obligatoire d’un préavis par les syndicats au moins cinq jours avant l’action collective. Certains agents doivent également signaler individuellement leur participation lorsque leur poste relève du service minimum.

Au final, si le mouvement « Bloquons tout » se distingue par ses revendications parfois floues et sa structuration inédite, il s’inscrit pleinement dans le cadre du droit français. Reste à observer l’ampleur réelle qu’il prendra ce mercredi et ses conséquences sur l’économie du pays…

Le Récap
  • Tl;dr
  • Mobilisation d’ampleur pour « Bloquons tout » ?
  • Quelles règles encadrent le droit de grève ?
  • Des limites et obligations précises
  • Des spécificités selon le secteur public
En savoir plus
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