Éducation nationale : mobilisation prévue le mardi 31 mars

Image d'illustration. Classes vides baignées de lumièreADN
Une mobilisation se profile dans l’éducation nationale, où une nouvelle journée de grève est programmée pour le mardi 31 mars. Ce mouvement s’inscrit dans la continuité des actions menées par les personnels du secteur éducatif.
Tl;dr
- Les syndicats s’opposent aux suppressions de postes d’enseignants.
- Semaine d’actions et grève nationale prévues fin mars.
- Le gouvernement invoque la baisse démographique pour justifier ces choix.
Syndicats mobilisés face à la suppression de postes dans l’Éducation nationale
La tension monte chez les personnels de l’Éducation nationale. Plusieurs organisations syndicales, parmi lesquelles la FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD, haussent le ton contre les récentes annonces gouvernementales. Elles appellent à renforcer la mobilisation entre le 30 mars et le 3 avril, le point d’orgue étant une journée de grève nationale prévue le 31 mars.
L’inquiétude grandit dans les établissements scolaires
Les effets de ces choix budgétaires sont déjà perceptibles sur le terrain, notamment dans les collèges et lycées où l’on constate des classes surchargées, une réduction notable de l’offre de formation et des vies scolaires mises à mal par un manque criant de moyens. Pour ce qui concerne le premier degré, les syndicats anticipent « des milliers » de fermetures de classes, alors que les cartes scolaires seront prochainement redéfinies à la suite des élections municipales.
D’après leurs chiffres, la rentrée 2026 devrait se traduire par environ 4 000 suppressions de postes d’enseignants, toutes catégories confondues. Plus précisément, cela toucherait 1 891 postes dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré.
Divergence sur l’interprétation de la baisse démographique
Du côté du gouvernement, la justification avancée repose sur une « chute démographique vertigineuse ». En effet, selon la Direction des études statistiques du ministère, près de 107 000 élèves en moins ont été comptabilisés à la rentrée 2025 par rapport à l’année précédente – soit une diminution globale de 1,7 %.
Pourtant, pour les syndicats, cette évolution pourrait être mise au service d’une réelle amélioration des conditions d’apprentissage : ils estiment que « la baisse démographique doit être une opportunité pour faire baisser le nombre d’élèves par classe ».
Mobilisations déjà en cours et revendications syndicales claires
Depuis mi-février, plusieurs actions collectives ont vu le jour. Pour illustrer ce mouvement :
- À Paris, quelques centaines de personnes se sont rassemblées mi-février ;
- Près de 6,16 % d’enseignants franciliens ont cessé le travail lors d’une précédente journée ;
- Bordeaux a connu une mobilisation devant son rectorat réunissant professeurs et parents.
Face à un budget jugé « synonyme de dégradation des conditions de travail et du déclassement salarial », les organisations réclament un infléchissement immédiat : elles exigent que le projet budgétaire pour 2027 soit porteur de créations d’emplois et d’une revalorisation salariale sans condition. Une séquence cruciale s’ouvre donc pour l’avenir du service public éducatif.