La République En Marche !

Un an pour accéder à la présidence de la République. Fondé en avril 2016 par Emmanuel Macron, le mouvement En Marche! s’est en effet très vite imposé comme l’alternative la plus crédible aux « vieux partis » de la politique française.

Presque un an jour pour jour après son lancement officiel à Amiens, ville de naissance de son fondateur, le parti devenu depuis La République en Marche (LREM) occupe désormais les plus hautes fonctions de l’État et dispose de la majorité avec 308 députés à l’Assemblée nationale.

Une ascension irrésistible

Fort de son expérience à la tête du ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique et conscient qu’une place est à prendre dans le paysage politique français, Emmanuel Macron décide donc de fonder le mouvement En Marche!. L’idée est simple, proposer une entité politique loin du traditionnel clivage gauche/droite.

Le 30 août 2016, Emmanuel Macron démission de son poste de ministre et dès le 16 novembre de la même année, il annonce sa candidature à la présidence de La République. Très vite, En Marche! s’attire la sympathie de militants déçus des partis traditionnels et, si ses chances de remporter l’élection semblent minces dans un premier temps, le mouvement bénéficie d’une popularité en berne de François Hollande et des affaires qui visent le candidat de droite François Fillon pour devenir favori au côté du Front national. Emmanuel Macron devient président de la République le 7 mai 2017.

Le temps de la confirmation

Dès le 8 mai 2017, Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche!, annonce le changement d’appellation du mouvement qui devient « La République en Marche ». Dans le même temps, Emmanuel Macron quitte la présidence du parti.

LREM doit vite absorber l’émotion de la présidentielle pour enchaîner sur les élections législatives. Le 11 mai, une liste paritaire de 428 candidats est présentée par Richard Ferrand dont plus de 40 % sont issus de la société civile. Le mouvement obtiendra 308 postes de députés. 21 sénateurs sont également étiquetés LREM, 2 députés européens et 3 maires de communes de plus de 700 000 habitants.

Si les débuts aux plus hautes fonctions de l’État ont bénéficié de l’effet « fraîcheur » du mouvement, les premières polémiques sont vite apparues. En 2018, l’affaire Benalla et la démission surprise de Nicolas Hulot qui occupaient le poste de ministre de l’Écologie et qui n’a pas hésité à charger la politique environnementale du président Macron ont semé le trouble dans les rangs LREM.

Vous recherchez un article plus ancien ?

Accédez aux archives de 24matins →