Logement étudiant : objectif 35 000 nouvelles constructions d’ici 2027

Résidences universitaires sociales et résidences intermédiaires sont privilégiées par le gouvernement.

Vue rapprochée d'un document de logement accentué avec calculatrice sur un bureau en bois.
Image d'illustration. Document immobilier en gros plan avec calculatrice — ADN

Deux ministères, celui du Logement et de l’Enseignement supérieur, dévoilent ce jour leurs pistes en vue de construire 35 000 logements étudiants d’ici à la fin du quinquennat.

Les moyens d’y parvenir ? Cela passera par une identification du foncier public déjà existant et surtout disponible, la transformation de bureaux vacants ou l’incitation à davantage de colocation au sein du parc public.

30 000 logements déjà engagés

À la mi-novembre la Première ministre avait déjà fait la promesse d’un tel nombre de logements, venant s’ajouter à aux 30 000 déjà engagés. C’est majoritairement en résidences universitaires sociales qu’ils seront créés, le reste étant dédié aux résidences intermédiaires.

Les deux ministères précisent que si l’offre sociale est d’environ 240 000 logements, dont 175 000 gérés par ls Crous, « pour trouver un logement dans le parc privé, une partie des dispositifs d’aide proposés souffrent encore trop souvent de non-recours ». Tous deux s’engagent à ce qu’« un travail va être mené avec les principaux opérateurs institutionnels du logement intermédiaire pour ouvrir plus facilement une partie de leur parc à des locations étudiantes ».

Un « manque de foncier »

Et ils ajoutent que l’un des freins principaux est le « manque de foncier disponible (…) il faut pour cela mobiliser toutes les parties prenantes ».

Comment aboutir à cela ? Ils conviennent que « les fonciers de l’État disponibles puissent être mis gratuitement à disposition des Crous ». Ainsi, ils estiment que quelques « 11 200 logements pourraient être créés sur ce vivier ».

L’opportunité des bureaux vacants

Autre piste évoquée, celle de « la transformation de bureaux vacants ». Selon les deux ministères, « La configuration de nombreux immeubles tertiaires se prête mieux à des transformations en résidences gérées plutôt qu’en logements familiaux ». En outre, ils souhaitent que « Le renforcement des colocations étudiantes, intergénérationnelles ou à projet sera incité dans le parc social ».

« D’ici la fin de l’année 2023 », un accord national sera signé pour engager l’ensemble des partenaires (associations de collectivités, France universités, Cnous, USH, bailleurs intermédiaires, Banque des Territoires, promoteurs).

Jérôme Nelra

Spécialiste Société

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