Tl;dr
- Les motards manifestent contre les ZFE le 17 mai.
- 15 villes françaises concernées par la mobilisation.
- Manifestations principalement statiques, tensions modérées attendues.
Des rassemblements annoncés dans toute la France
Dans l’Hexagone, la grogne monte chez les conducteurs de deux-roues. Ce samedi 17 mai 2025, la Fédération des motards en colère (FFMC) donne rendez-vous à ses sympathisants pour une mobilisation d’envergure nationale.
Quinze villes ont déjà répondu présent à cet appel lancé en partenariat avec le collectif Les #gueux, farouchement opposé aux zones à faibles émissions (ZFE). Parmi ces métropoles, on retrouve aussi bien Paris, que Lyon, Brest, ou encore Toulouse, où près de 1 500 motards sont attendus.
ZFE : une exclusion ressentie par les motards
Le dispositif des ZFE, instauré depuis le 1er janvier 2025 dans vingt-cinq grandes agglomérations françaises, entend limiter la circulation des véhicules jugés trop polluants grâce au système de vignettes Crit’Air.
Pour beaucoup de motards, cette mesure rime cependant avec « exclusion ». Ils dénoncent une stigmatisation ressentie et un sentiment d’injustice, relayé avec vigueur dans leur communiqué du 9 mai.
Des actions coordonnées, mais sous contrôle
L’inquiétude plane toutefois quant à d’éventuels débordements sur la voie publique. La FFMC tient à rassurer : elle privilégie cette année les rassemblements statiques afin d’éviter l’image de « manifestation bruyante » qui lui colle parfois à la peau. L’organisation insiste : « Elles sont plus calmes que les roulantes donc on essaye de privilégier ce mode-là pour changer notre image bruyante ». Il n’est pas exclu de voir des automobilistes rejoindre le mouvement, puisque les restrictions concernent aussi les utilitaires.
À travers le pays, les manifestations prendront plusieurs formes :
- Dépôts symboliques de cahiers de doléances auprès des élus locaux.
- Regroupements sur des places emblématiques, comme Bellecour à Lyon.
- Cortèges mixtes à pied, en moto ou en voiture selon les départements.
Loin d’un simple épisode isolé
Rappelons-le : ce bras-de-fer n’a rien d’inédit. Depuis l’instauration du dispositif en 2011, la FFMC multiplie ce genre d’actions – la dernière manifestation remontant au mois dernier. Si l’ampleur du mouvement reste difficile à prédire pour ce samedi, impossible de nier que la contestation s’installe durablement face aux évolutions réglementaires sur nos routes.