La France insoumise plaide pour l’exclusion de Donald Trump du Mondial de football

Le groupe parlementaire La France insoumise a déposé une proposition à l’Assemblée nationale visant à interdire à Donald Trump l’accès aux matchs de la prochaine Coupe du monde de football, en raison de ses positions et actions controversées.

Coupe du Monde 2026
Image d'illustration. Coupe du Monde 2026 — FIFA / PR-ADN

Tl;dr

  • Appel à exclure les États-Unis de la Coupe du monde.
  • Critique acerbe de la politique de Donald Trump.
  • Fifa peu encline à modifier l’organisation prévue.

Un appel à bouleverser la Coupe du monde

Alors que le compte à rebours est lancé avant la prochaine Coupe du monde de football, prévue cet été sur le sol nord-américain, la politique fait irruption dans le débat. L’événement, qui doit se dérouler du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, s’annonce sous haute tension côté français. Ce mardi, un élu a jeté un pavé dans la mare : Éric Coquerel, député de La France insoumise (LFI), exhorte publiquement la Fifa à revoir sa copie.

Une critique sans appel envers Washington

Le message d’Éric Coquerel, publié sur le réseau X, n’a pas laissé place au doute. Selon lui, organiser une compétition mondiale dans un pays dirigé par Donald Trump pose un problème éthique majeur. Il interroge : « Sérieux, on imagine aller jouer la Coupe du monde de foot dans un pays qui agresse ses « voisins » ? » L’accusation prend rapidement une tournure plus sévère : menace contre le droit international, velléité d’envahir le Groenland, hostilité envers l’ONU, exclusion des supporters issus d’une quinzaine de pays et intention de bannir tout signe LGBT dans les stades. Pour le président de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, il serait encore temps de « se recentrer sur le Mexique et le Canada ».

L’hypothèse d’un bouleversement logistique… très improbable

À cinq mois du coup d’envoi, l’idée d’exclure les États-Unis, moteur logistique et économique de cette édition 2026, apparaît peu réaliste. Si le réquisitoire dressé par l’élu LFI marque les esprits – au moins dans l’opinion française – il a toutes les chances de rester lettre morte auprès des instances sportives internationales. La liste des griefs n’impressionne guère une organisation comme la Fifa qui, lors du tirage au sort en décembre dernier, avait même gratifié Donald Trump d’un surprenant « prix de la paix » remis par son président Gianni Infantino.

Sous tension, mais sans illusion

Au final, malgré ce plaidoyer remarqué, difficile d’imaginer une remise en cause majeure si près de l’événement. Parmi les points soulevés par Éric Coquerel figurent :

  • Bannissement possible des signes LGBT dans les stades américains ;
  • Mise à l’écart des supporters venus d’une quinzaine de pays ;
  • Craintes pour l’image internationale du football.

Pourtant, entre impératifs diplomatiques et enjeux économiques colossaux, la Fifa semble déterminée à maintenir sa trajectoire initiale – quitte à laisser certains débats sur le banc de touche.

Morgan Fromentin

Spécialiste Économie

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