Voici les États membres (et absents) du nouveau « Conseil de paix » lancé jeudi par Donald Trump

Le "Conseil de paix" initié par Donald Trump a vu le jour ce jeudi, révélant la liste des États participants et absents. Cette nouvelle instance diplomatique soulève déjà interrogations et réactions sur la scène internationale quant à sa composition.

Donald Trump
Image d'illustration. Donald Trump — ADN

Tl;dr

  • Trump lance un « Conseil de paix » rival de l’ONU.
  • Plusieurs pays musulmans et Israël acceptent d’y siéger.
  • L’Europe, la Chine et l’Ukraine déclinent l’invitation.

Une initiative américaine qui bouscule l’équilibre diplomatique

Au lendemain d’un discours aussi long qu’énigmatique au forum de Davos, Donald Trump s’apprête à vivre, ce jeudi 22 janvier 2026, une journée décisive sur la scène internationale. Dès 9h30 GMT, le président américain est attendu pour officialiser la création du « Conseil de paix », une organisation portée par ses soins et pensée comme une alternative directe à l’ONU.

i l’idée initiale visait la reconstruction de Gaza, le texte fondateur dessine désormais un mandat bien plus vaste : œuvrer pour la résolution des conflits dans le monde.

Des adhésions marquées par un clivage Nord-Sud

Cette nouvelle entité suscite des réactions tranchées. Plus d’une dizaine d’États ont déjà répondu à l’appel lancé depuis Washington. Il faut surtout regarder du côté de l’hémisphère sud pour identifier les premiers membres.

Le Maroc, très tôt volontaire, sera rejoint par plusieurs poids lourds du monde musulman : mercredi soir, l’Arabie saoudite, mais aussi le Qatar, l’Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, la Turquie, l’Indonésie et le Pakistan ont officiellement accepté. En soirée, ce sont le Koweït, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que le Bahreïn, qui ont rejoint ce cercle émergent.

L’Europe et la Chine s’y opposent fermement

À l’inverse, sur les bancs occidentaux, cette proposition ne fait guère recette. La France a réaffirmé son attachement indéfectible à la charte des Nations unies et décliné poliment : participer « à ce stade » s’avère impossible, ce qui n’a pas manqué de susciter une menace américaine sur les droits de douane concernant vins et champagnes français. Du côté asiatique, la Chine privilégie un ordre international centré autour de l’ONU. Quant à la Norvège, la réponse a été limpide : non.

Voici les principales réactions négatives ou réservées :

  • L’Europe: Attachement à l’ordre onusien.
  • Chine et Norvège : Refus ou soutien exclusif à l’ONU.
  • Ukraine : Opposition ferme.

Moscou hésite encore face à Washington

Restait enfin à savoir quelle serait la position de Moscou. Selon Donald Trump lui-même – affirmation confirmée par le Kremlin – une invitation a bien été transmise au président russe. Toutefois, contrairement aux annonces américaines évoquant déjà une acceptation formelle, le chef du Kremlin temporise : il étudie encore cette proposition qui éveille déjà quelques inquiétudes chez certains alliés occidentaux. Ainsi, au Royaume-Uni, cette possible adhésion nourrit la méfiance ; en Ukraine, Volodymyr Zelensky a catégoriquement refusé toute participation au projet américain.

Ainsi se dessine un nouveau front diplomatique où chaque choix alimente autant les alliances que les crispations.

Jérôme Nelra

Spécialiste International

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