En bref
- Grève des professionnels depuis le 8 septembre
- Le 18 reste opérationnel pendant le mouvement
- Les volontaires ne sont pas appelés à cesser
La grève des pompiers professionnels, lancée mardi 8 septembre, doit durer jusqu’au 20 octobre 2026. Pour le public, le point essentiel est là, le 18 continue de répondre et les secours restent assurés.
Un mouvement social lancé pour plus d’un an
À l’origine, les soldats du feu dénoncent des arbitrages budgétaires jugés de plus en plus lourds dans les SDIS, les services départementaux d’incendie et de secours. Les griefs cités sont concrets, des véhicules conservés plus longtemps que prévu, du matériel non renouvelé et des recrutements de pompiers professionnels freinés.
Au début du mois de septembre, les pompiers alertaient déjà sur une situation très tendue. Bruno Ménard, secrétaire général du syndicat des Sapeurs-Pompiers Volontaires de France, rapportait cette colère en rappelant une formule des professionnels, « On est à l’agonie ».
Pourquoi le 18 continuera de répondre
Sur ce point, le message est clair. Bruno Ménard assure qu’il y aura bien quelqu’un pour décrocher en cas d’appel au 18.
Il rappelle aussi qu’un sapeur-pompier professionnel a le statut de fonctionnaire territorial, employé par le SDIS. À ce titre, les préfets peuvent procéder à des réquisitions pour garantir la continuité du service public, comme cela existe dans d’autres secteurs essentiels.
Autrement dit, le mouvement ne suspend pas les interventions. La pression, selon les pompiers, vient justement du manque d’effectifs, présenté comme l’une des raisons centrales de cette grève.
Une grève visible, mais avec des équipes réduites
Dans les casernes et sur le terrain, la grève ne signifie pas disparition des secours. Les équipes restent engagées, mais avec des effectifs réduits.
Bruno Ménard le résume ainsi, « ils font grève, mais sont bien dans les véhicules ». Lors des interventions, le mouvement pourra surtout se voir à travers un brassard porté sur la tenue, signe de protestation plus que rupture du service.
Les volontaires soutiennent les revendications, sans suivre la grève
Du côté des Sapeurs-Pompiers Volontaires de France, il n’y a pas d’appel à la grève. La raison avancée est simple, les préfets ne peuvent pas réquisitionner les volontaires.
Le syndicat dit pourtant partager les revendications des professionnels. En revanche, son secrétaire général juge très sévèrement les appels à la grève chez les volontaires. Il les qualifie d’« irresponsables » et prévient qu’un arrêt massif de cette composante, qui représente l’essentiel des effectifs, mettrait immédiatement les secours sous tension.