En bref
- Accord sur la deuxième phase de trêve
- Retrait israélien contre désarmement du Hamas
- Application discutée au moins deux semaines
Les prochains jours doivent fixer le vrai test de l’accord annoncé vendredi 31 juillet 2026 entre le Hamas et Israël. Le mouvement palestinien dit vouloir discuter avec les médiateurs d’un calendrier et des mécanismes d’exécution, un travail qui prendra au moins deux semaines, avec une réunion prévue au Caire.
Un retrait israélien lié au désarmement
L’accord ouvre la deuxième phase du cessez-le-feu conclu en octobre 2025 après deux ans de guerre entre Israël et le Hamas. La première s’était achevée en janvier, après la libération des derniers otages israéliens détenus à Gaza, en échange de Palestiniens emprisonnés par Israël.
Cette nouvelle étape repose sur un principe central, un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza, associé au désarmement de le Hamas. Selon le mouvement, Israël ne participerait pas directement à ce désarmement, qui serait mené dans un cadre plus large avec le déploiement d’une force internationale.
Membre de l’équipe de négociation, Ghazi Hamad a résumé l’esprit du texte en parlant d’« un cadre intégré dont les composantes doivent rester interconnectées ». Il a aussi précisé que les autres milices armées présentes à Gaza devaient être démantelées. De son côté, Donald Trump évoque un désarmement complet de le Hamas et de tous les autres groupes armés du territoire.
Le dispositif imaginé pour contrôler Gaza
Au centre du schéma figure le Conseil de paix, une institution créée en janvier par Donald Trump. C’est elle qui doit piloter la mise en œuvre politique de l’accord.
Le Comité national pour l’administration de Gaza, ou NCAG, organisme de technocrates palestiniens institué par ce même Conseil de paix, serait la seule entité autorisée à dresser l’inventaire des armes et à les stocker. Après le retrait israélien, une Force internationale de stabilisation doit ensuite travailler avec une nouvelle force de police palestinienne pour assurer la sécurité dans Gaza. Le Conseil de paix affirme aussi que le NCAG doit aller vers une prise d’autorité pleine et entière, appuyée par cette force internationale.
Deux semaines au moins pour régler les détails
Rien n’est encore exécuté. Le Hamas doit désormais s’accorder avec les médiateurs, l’Égypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie, sur chaque modalité pratique.
Ghazi Hamad l’a dit clairement, il faut encore trancher la manière d’appliquer l’accord, son calendrier et les mécanismes prévus. Dans le même temps, Israël n’avait pas réagi dans l’immédiat à l’annonce faite par Donald Trump et le Hamas. Le mouvement palestinien pose aussi une condition nette, si Israël n’applique pas ses obligations, lui non plus ne le fera pas.
À Gaza, une trêve encore très incomplète
Sur le terrain, la trêve reste fragile. Depuis octobre 2025, Israël continue de mener des frappes quasi quotidiennes dans la bande de Gaza, dont il contrôle plus de 60 %. Des dizaines de milliers de personnes vivent encore sous des tentes.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 1 214 Palestiniens ont été tués depuis l’annonce du cessez-le-feu, des chiffres jugés fiables par l’ONU. L’armée israélienne dit, elle, avoir perdu cinq soldats et un employé civil sous contrat dans le territoire sur la même période. L’accès limité à Gaza et les restrictions imposées aux médias empêchent toujours une vérification indépendante complète des bilans et des violences.