En bref
- Xenia Fedorova a reçu un arrêté d’expulsion.
- Paris invoque une menace pour l’ordre public.
- Le dossier vise aussi ses propos sur l’Ukraine.
Une expulsion administrative vise désormais Xenia Fedorova, chroniqueuse sur CNews et ancienne dirigeante de la branche française de Russia Today. Le ministère de l’Intérieur lui a remis mercredi 28 juillet un arrêté ministériel d’expulsion, une information confirmée à l’AFP.
Une mesure lourde prise par l’Intérieur
Le fait est simple. Xenia Fedorova a été notifiée d’un arrêté d’expulsion pris par les autorités françaises.
Cette décision place l’ancienne responsable de RT France dans une situation très sensible, puisque l’État ne lui reproche pas seulement des prises de position publiques. Il considère, à ce stade, que sa présence sur le territoire pose un problème d’ordre public.
Ce que les autorités reprochent à la chroniqueuse
D’après les informations publiées par le quotidien Libération, l’arrêté estime que le comportement de Xenia Fedorova porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État.
Le même document considère aussi que sa présence en France représente, pour ce motif, une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public. Dit autrement, les autorités ne parlent pas d’un simple désaccord politique ou médiatique. Elles avancent un niveau de gravité bien plus élevé.
Un dossier nourri par ses prises de parole sur l’Ukraine
Depuis plusieurs mois, Xenia Fedorova est présentée comme une figure pro-russe sur CNews. Elle est accusée par les autorités françaises de relayer la propagande de l’État russe dans des médias français.
En mai, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait déjà mis en cause ses interventions. Elle avait dénoncé des « propos très graves », en estimant qu’ils inversaient complètement la charge de la preuve sur les responsabilités respectives de la Russie et de l’Ukraine.
Ce point compte, parce qu’il éclaire le raisonnement du gouvernement. L’arrêté ne tombe pas dans le vide. Il s’inscrit dans un contexte où les prises de parole de Xenia Fedorova étaient déjà suivies de près au sommet de l’État. Pour l’instant, aucune autre précision n’a été rendue publique sur la suite immédiate de la procédure.