En bref
- Un mort et 16 blessés à Berlin
- Le suspect de 21 ans est recherché
- La fin de la Pride a été annulée
Plus de 2 200 policiers étaient déjà mobilisés pour sécuriser la Pride de Berlin. Après l’attaque de samedi soir, la police allemande a encore renforcé le dispositif avec des équipes venues d’autres régions et des hélicoptères équipés de caméras thermiques.
Une traque encore en cours après le choc
Dimanche 26 juillet 2026, la police a diffusé un avis de recherche visant un homme de 21 ans, présenté comme Abdul B., mesurant 1,90 mètre. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir foncé en voiture sur la foule la veille au soir et évoquent un lien avec le milieu islamiste.
Le porte-parole Florian Nath a aussi précisé que les forces de l’ordre recherchaient une ou plusieurs personnes. Le véhicule, décrit comme un minivan ou un petit SUV, a été retrouvé abandonné et complètement déformé après l’impact dans le parc Tiergarten.
Des passants ont par ailleurs signalé avoir été poignardés après la collision. Ce point fait partie des éléments examinés par les enquêteurs.
Un mort et des blessés graves au bord du défilé
Les faits se sont produits samedi 25 juillet vers 22 heures. Selon les pompiers, le bilan est d’au moins un mort et 16 blessés, dont 11 dans un état grave. Parmi eux, trois sont entre la vie et la mort.
Trente témoins, très choqués, ont aussi été pris en charge sur place. Le lieu de l’impact se trouvait dans Tiergarten, à plusieurs centaines de mètres du cœur des festivités, installé devant la porte de Brandebourg.
La Pride interrompue en pleine soirée
En Allemagne, la marche des fiertés berlinoise porte le nom de Christopher Street Day. C’est l’un des plus grands rendez-vous du genre en Europe, avec des centaines de milliers de participants chaque année, bien au-delà de la seule communauté LGBT.
Des concerts avaient lieu depuis vendredi, avec aussi des stands de fête foraine. Après l’attaque, les organisateurs ont annulé la fin des festivités et demandé aux participants de rentrer chez eux. Une grande partie du public avait déjà quitté le secteur au moment des faits.
Un drame déjà très politique à deux mois des élections
Le maire conservateur Kai Wegner, qui avait participé plus tôt au défilé, a dénoncé « une attaque contre notre société libre et ouverte sur le monde ». Le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt a lui aussi parlé d’attaque. Du côté du gouvernement, un porte-parole a assuré que le chancelier Friedrich Merz et son ministre de l’Intérieur voulaient faire toute la lumière sur cet acte et le sanctionner.
Le contexte pèse lourd. Le drame survient à deux mois des élections à Berlin, où la CDU de Friedrich Merz est donnée au coude-à-coude avec l’extrême droite et la gauche radicale.
Et la capitale garde en mémoire plusieurs précédents, du camion lancé sur le marché de Noël de Berlin en 2016 à l’attaque du marché de Magdebourg fin 2024, sans oublier l’agression jihadiste de février 2025 près du mémorial de l’Holocauste et le drame de Leipzig en mai dernier.