Un mois seul sur le Pacifique pour cet Américain, puis le sauvetage

Parti pour traverser seul le Pacifique, Kai Sato a dérivé plus d’un mois après la casse de son mât. Secouru, il prépare pourtant un nouveau départ.

Base de mât cassé sur un pont
Image d'illustration. La casse du mât a stoppé la traversée. — ADN

En bref

  • Kai Sato a dérivé plus d’un mois
  • Son mât a cassé après deux semaines
  • Secouru, il prépare déjà un nouveau voyage

Pendant au moins un mois, Kai Sato, 39 ans, a dérivé seul sur le Pacifique avant d’être secouru par un navire. Parti pour une traversée en solitaire, l’Américain a vu son voyage basculer très tôt, puis a survécu avec des moyens de fortune.

Un projet de traversée stoppé net

Le départ avait un objectif clair, traverser le Pacifique seul. Mais deux semaines après avoir pris la mer, le mât de son bateau s’est rompu à cause d’un vent qu’il décrit comme capricieux. À partir de là, il n’avait plus vraiment de contrôle sur sa route.

Sans mât, et avec une panne d’essence, rejoindre la côte devenait impossible. Kai Sato a raconté s’être senti totalement exposé, emporté vers le sud par le courant, loin de sa trajectoire initiale. Il a aussi confié avoir traversé un moment de désespoir extrême. « J’ai pleuré pendant une semaine entière », dit-il.

Tenir avec presque rien à bord

La suite ressemble à un enchaînement de gestes de survie. Avec des tuyaux en PVC et des pagaies présents à bord, Kai Sato a bricolé une réparation de fortune pour son embarcation. Cela lui a permis, au moins, de se rapprocher des routes maritimes entre la Californie et Hawaï.

Mais il fallait encore croiser un bateau. Et entre-temps, ses réserves fondaient.

Pour boire, il remplissait des seaux d’eau de mer, les fermait hermétiquement et récupérait les quelques gouttes produites par condensation. C’était, selon lui, sa seule source d’eau. Pour manger, il tenait avec des flocons d’avoine, du poisson et des calmars pêchés en mer.

Il explique aussi avoir médité et parlé à l’eau comme au vent. Pas grand-chose, en apparence. Mais dans ce type de dérive, garder un cap mental compte quand même.

Un secours, puis déjà une autre traversée

Finalement, un navire a croisé sa route et l’a secouru. Au moment d’être récupéré, Kai Sato raconte avoir pleuré de joie. Après un mois seul en mer, la scène dit pas mal de choses sur l’état dans lequel il se trouvait.

Et l’histoire ne s’arrête pas là. L’Américain affirme qu’il ne compte pas renoncer à naviguer. Il prépare désormais une nouvelle traversée vers les Philippines, cette fois à bord d’un bateau plus grand.

Jérôme Nelra

Spécialiste International

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