En bref
- 24 perquisitions dans quatre pays européens
- Trois suspects interpellés en Belgique
- Plus de 1000 chevaux contrôlés
Des chevaux auraient pu rejoindre un abattoir, puis la chaîne alimentaire, alors qu’ils n’étaient pas destinés à la boucherie. C’est l’un des points les plus sensibles de l’enquête ouverte sous l’autorité d’un juge en Belgique, avec une opération menée en France, aux Pays-Bas, en Irlande et en Belgique.
Des chevaux introuvables dans les radars
Les enquêteurs soupçonnent un commerce de grande ampleur autour de chevaux dont l’identité et le pedigree auraient été falsifiés. L’objectif présumé, selon Europol, était de faciliter leur déplacement puis leur revente à travers l’Europe.
Dans certains cas, ces animaux auraient ensuite été orientés vers l’abattoir sans possibilité réelle de traçage. L’enjeu n’est pas seulement commercial. Faire reconnaître un animal comme cheval de boucherie augmente sa valeur, ce qui éclaire le mécanisme soupçonné par les enquêteurs.
Une opération coordonnée dans quatre pays
L’opération a mobilisé près de 200 policiers les mardi 8 et mercredi 9 septembre. Elle a été annoncée conjointement par la police fédérale belge et Europol, qui en a assuré la coordination.
Au total, 24 perquisitions ont été menées sur ordre d’un juge belge. Des agents de l’Afsca, l’autorité belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire, ont aussi participé à l’opération, y compris hors de Belgique. Leur présence dit quelque chose de la gravité du dossier, qui touche à la fois au marché des chevaux et au suivi sanitaire.
Des interpellations en Belgique, des vérifications en France
Trois suspects ont été interpellés lors des perquisitions en Belgique. Deux d’entre eux ont ensuite été incarcérés. La police fédérale belge souligne le rôle apparemment important d’un marchand de chevaux installé en Flandre, sans dévoiler l’identité des personnes visées.
Aucune arrestation n’a en revanche été signalée, à ce stade, en France, aux Pays-Bas ou en Irlande. Mais l’enquête continue.
Côté français, sept perquisitions ont été menées, notamment dans le Gard, la Gironde, la Sarthe et la Mayenne.
Plus de 1000 chevaux contrôlés, l’enquête continue
Les forces engagées dans les quatre pays ont contrôlé l’identité et les conditions de bien-être de plus de 1000 chevaux. Un nombre important d’animaux a aussi fait l’objet d’une saisie administrative ou judiciaire.
Des documents ont été saisis pendant les opérations et leur analyse est en cours. C’est la prochaine étape concrète du dossier, avec une question simple en fond, mais lourde de conséquences, reconstituer le parcours exact de chevaux revendus à travers l’Europe.