En bref
- Un adolescent a survécu deux jours en mer
- Deux proches ont été retrouvés morts
- Le drame s’est joué près de l’île Saint-Laurent
Survivre près de deux jours dans les eaux froides de la mer de Béring, accroché à une coque retournée, c’est le scénario qu’a traversé un adolescent de 15 ans au large de l’Alaska. Le garçon a été retrouvé vivant lundi matin, avec des signes d’hypothermie, après le naufrage d’un bateau de pêche.
L’alerte avait été donnée dimanche soir, vers 20 h 30. Trois personnes étaient portées disparues après ne pas être rentrées à l’heure prévue d’une sortie de pêche.
Deux jours sur une coque renversée
Selon les garde-côtes américains, un équipage aérien a repéré le jeune lundi matin, toujours agrippé à l’embarcation chavirée. Avant l’arrivée des secours, les militaires ont largué un radeau de sauvetage et des provisions.
Le garçon se trouvait seul, dans l’obscurité, avec une eau proche de 10 degrés. Ce détail dit presque tout sur la violence de l’épreuve.
Deux morts dans le naufrage
Les deux autres victimes étaient le frère aîné et le cousin de l’adolescent. Leurs corps ont été repêchés dans les eaux de la mer de Béring.
D’après le récit du survivant, son cousin avait lui aussi réussi à s’accrocher à la coque après le chavirement. Il n’a toutefois pas tenu jusqu’à l’arrivée des secours. Le bilan est donc lourd, même si la survie du plus jeune reste exceptionnelle.
Un sauvetage au large d’une île très isolée
Le jeune a finalement été mis en sécurité par le Northwest Explorer, un bateau de pêche dérouté pour l’opération. Le secours s’est déroulé près de l’île Saint-Laurent, territoire isolé de l’Alaska, situé plus près de la Russie que des États-Unis.
Son capitaine, Adam White, a salué la résistance du garçon, le décrivant comme « un gamin coriace ». Le mot n’a rien d’excessif, au vu des conditions.
La pêche, une nécessité pour le village
Le drame touche un secteur où la pêche n’a rien d’un loisir. Selon Collen Walker, tante des deux frères, cette activité reste essentielle dans leur village d’environ 800 habitants, où les emplois sont rares.
Elle explique que la communauté continue de vivre de façon traditionnelle, malgré les changements du monde autour d’elle. Dans ce coin reculé de l’Alaska, la pêche reste à la fois une culture, une ressource et, parfois, un risque vital.