En bref
- El Niño se renforce depuis juin 2026
- Californie en état d’urgence depuis le 21 septembre
- Tempêtes, marées fortes et inondations redoutées
L’épisode El Niño en cours pourrait devenir le plus puissant observé depuis 1950, et la Californie a déjà enclenché ses mesures d’urgence. Le gouverneur Gavin Newsom a décrété lundi 21 septembre 2026 l’état d’urgence face à l’arrivée du phénomène sur la côte ouest américaine.
Un épisode qui s’approche des records
Commencé en juin 2026, El Niño continue de se renforcer. Les modèles de prévision indiquent qu’il pourrait atteindre une intensité record, et en septembre, l’anomalie de température des eaux de surface dans le Pacifique équatorial atteint déjà 3,07°C, soit le niveau du record de 2015-2016.
Ce phénomène, comme sa phase opposée La Niña, correspond à une variation naturelle du climat. Il modifie la température des eaux du Pacifique équatorial, perturbe la circulation atmosphérique mondiale et peut favoriser des événements extrêmes dans de nombreuses régions.
La Californie passe en mode préparation
Dans l’ouest américain, ce sont surtout de violentes tempêtes qui sont redoutées, avec un risque de fortes marées capables de provoquer des inondations. C’est ce scénario qui a poussé Gavin Newsom à agir.
Le gouverneur a expliqué que cette décision devait aider les collectivités, donner aux autorités les moyens d’agir et rassurer les familles sur la préparation de l’État. Il a déclaré « Cette mesure vise à apporter aux collectivités le soutien dont elles ont besoin, à donner aux autorités les moyens d’accomplir leur mission et à rassurer les familles en leur montrant que leur État est prêt ».
Concrètement, l’intervention prévoit notamment du matériel de lutte contre les inondations, comme des sacs de sable et des pompes. Elle permet aussi à la Garde nationale de Californie de se préparer à des opérations de recherche, de sauvetage, d’ingénierie et de logistique.
Des effets déjà visibles bien au-delà de la côte ouest
L’inquiétude californienne ne sort pas de nulle part. En Amérique centrale, une sécheresse décrite comme la pire de mémoire d’habitants assèche les champs, fait baisser les récoltes, entraîne des pertes de bétail et aggrave le manque de nourriture.
Ailleurs, El Niño perturbe aussi le canal de Panama, la pêche d’anchois au Pérou et alimente des incendies en Indonésie. Selon la NOAA, l’épisode a continué de se renforcer en août et a désormais 75 % de chances de devenir le plus puissant jamais enregistré.
Ce cycle climatique revient tous les deux à sept ans. Dans le passé, il a déjà aggravé les sécheresses et les risques d’incendie dans certaines zones d’Amazonie, d’Australie, d’Indonésie et d’Amérique centrale, perturbé la mousson en Inde et favorisé des pluies diluviennes dans l’est de l’Afrique.