En bref
- Trois offres visent Duralex
- Audience prévue le 17 septembre
- 243 salariés attendent la suite
Le plus important, désormais, n’est plus le dépôt des candidatures. C’est la suite. Pour Duralex, placé en redressement judiciaire, une nouvelle phase s’ouvre avec l’examen des trois offres de reprise remises avant l’échéance fixée au vendredi 11 septembre à midi.
Le dossier passe dans les mains du tribunal
L’entreprise de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, a confirmé que les offres seront étudiées dans les prochaines semaines par le tribunal de commerce d’Orléans. Une audience est déjà prévue le 17 septembre pour fixer le calendrier de la procédure.
Ce point compte, parce qu’entre l’annonce de candidats et une reprise effective, il y a encore du chemin. Le tribunal doit organiser la suite, puis trancher dans un dossier sensible pour un industriel bien connu du grand public.
Trois profils très différents pour reprendre la verrerie
Premier candidat, Cédric Meston, via la holding Tomé. L’entrepreneur français s’est fait connaître comme cofondateur de HappyVore, marque de substituts végétaux à la viande. Il avait aussi racheté Tupperware France en 2025.
Autre nom en lice, le groupe stéphanois Carlesimo. Son intérêt avait déjà été évoqué publiquement, et l’offre a bien été déposée.
Le troisième dossier vient de AA Investments, société hongkongaise détenue par l’homme d’affaires français Morteza Goshayeshi et sa famille. Le groupe familial est actif dans la commercialisation internationale de produits de beauté, de parfums et de biens de grande consommation. Il a aussi repris en mai l’enseigne de décoration Bouchara.
Pourquoi l’enjeu dépasse une simple reprise
Si ce dossier est suivi de près, c’est que Duralex ne traverse pas une crise ordinaire. Reprise par ses salariés sous forme de coopérative en 2024, la verrerie a été placée en redressement judiciaire le 1er juin.
L’entreprise, fondée en 1945, emploie 243 salariés. Elle reste associée à ses verres réputés incassables, un produit devenu presque banal dans le paysage français, au bon sens du terme. Mais derrière cette image solide, la situation est plus fragile, avec un cinquième redressement judiciaire en un peu plus de vingt ans.
La date limite de remise des offres, d’abord fixée au 6 août, avait d’ailleurs été repoussée au 11 septembre. Ce report montrait déjà que la recherche d’un repreneur pour Duralex demandait du temps. Le vrai test commence maintenant, avec une question simple pour le tribunal d’Orléans, choisir un projet capable d’assurer la continuité de l’activité.