En bref
- Beaucoup de crèmes hydratent surtout
- Les concentrations restent souvent inconnues
- Les essais cliniques ne sont pas obligatoires
Le marché des crèmes vend souvent plus de promesses que de preuves. C’est là que se joue la vraie différence, parce qu’un pot peut sentir bon, hydrater correctement, et pourtant ne presque rien changer de visible sur la peau.
Pourquoi beaucoup de crèmes déçoivent
D’après Qwadrum, beaucoup de crèmes n’apportent pas de résultat net au-delà de l’hydratation et d’un parfum agréable. Le constat ne concerne pas seulement l’Espagne, mais plus largement le marché mondial.
Pour autant, tout mettre dans le même sac serait trompeur. Certaines crèmes peuvent bel et bien modifier la peau de façon visible. Ce résultat dépend de quatre éléments très concrets, les actifs présents, leur concentration, la manière dont la formule est construite et, plus simplement, la façon dont le produit est utilisé.
Ce que l’étiquette dit, et surtout ce qu’elle ne dit pas
Les actifs figurent dans la composition inscrite sur la boîte, dans la liste des ingrédients. C’est ce que Qwadrum dit regarder en priorité, en magasin comme en ligne, pour estimer ce qu’une crème peut réellement apporter.
Mais cette lecture a vite ses limites. Une formule peut sembler intéressante sur le papier, avec plusieurs ingrédients connus, sans que leur quantité soit précisée. Et sans cette donnée, difficile d’anticiper l’efficacité réelle du produit. Quelques soins dermocosmétiques indiquent bien la concentration d’un actif, par exemple une forte dose de vitamine C, mais cela reste rare.
La raison est réglementaire. La législation impose d’afficher les ingrédients, pas leur dosage. Pour connaître la concentration des actifs clés avant achat, Qwadrum explique qu’il est possible de contacter directement le laboratoire, qui doit répondre.
Les essais cliniques, le vrai filtre
Autre point moins visible pour le public, les essais cliniques ne sont pas obligatoires pour les produits cosmétiques ou dermocosmétiques. Selon Qwadrum, seules les marques qui s’appuient sur une logique scientifique de formulation choisissent de financer ce type d’évaluation rigoureuse.
L’entreprise dit recevoir régulièrement des questions par email ou via WhatsApp, sur les actifs, leur concentration, le choix d’une crème ou l’usage quotidien du retinal après une phase d’adaptation.
Ce qu’a montré l’étude menée à Malaga
Qwadrum indique avoir conduit plusieurs essais cliniques pendant le développement de ses produits, puis dans des cliniques et centres de recherche. Le plus récent a été mené au service de dermatologie de l’Hospital Clínico de Málaga, sous la direction des docteurs Enrique Herrera et Jorge Suárez, avec une coordination assurée par la docteure Andrea Vila.
Pendant trois mois, l’étude a observé l’évolution des rides, des taches, des poches, des cernes et de l’aspect général de la peau. Elle s’est aussi intéressée à la qualité de la peau, avec la barrière cutanée, la sécheresse, la pigmentation ou encore le pH. Les résultats avancés font état d’une amélioration claire de la santé de la peau, ainsi que de changements visibles sur plusieurs signes cutanés.
Et derrière ce débat très concret, il y a un rappel simple, la peau est le plus grand organe du corps. Le sujet dépasse donc la seule apparence, parce que la demande de preuves, elle, risque de peser de plus en plus lourd dans la cosmétique.