En bref
- Un repose-pieds peut réduire l’effort aux toilettes
- Deux petites études vont dans ce sens
- Hydratation et fibres restent des bases utiles
Nos toilettes ont changé plus vite que notre corps. C’est, en gros, l’idée à retenir de travaux qui suggèrent qu’un simple repose-pieds peut rendre le passage à la selle plus facile chez certaines personnes.
La logique est assez simple. Le corps humain aurait plutôt évolué pour évacuer les selles en position accroupie. Cette posture aligne mieux le rectum et relâche le muscle puborectal, ce qui facilite l’évacuation. À l’inverse, la position assise, plus droite, imposée par les toilettes modernes, laisserait ce muscle partiellement contracté. Résultat, une sorte de pli peut se former au niveau du rectum et compliquer la défécation.
Une posture moderne, pas forcément la plus efficace
Pendant longtemps, et encore aujourd’hui dans certaines cultures, aller à la selle en position accroupie allait de soi. Nos toilettes occidentales ont déplacé ce geste vers une posture assise, plus pratique dans l’habitat moderne, mais pas forcément la plus favorable sur le plan mécanique.
Ce décalage intéresse surtout quand apparaissent des difficultés comme la constipation, les hémorroïdes ou certains troubles du plancher pelvien. Dans ces cas-là, relever les pieds avec un petit marchepied peut rapprocher le corps d’une position accroupie, sans changer de toilettes.
Ce que montrent les études sur le repose-pieds
Une étude publiée en 2019 dans le Journal of Clinical Gastroenterology a observé l’effet de la posture au moment de la défécation. Chez les 52 participants, l’usage d’un repose-pieds en position assise a réduit de façon nette le temps nécessaire et la sensation subjective d’effort.
Autre signal, plus ancien. Une étude de 2003, parue dans Digestive Diseases and Sciences, a porté sur 28 volontaires. Elle a constaté qu’en position accroupie, le temps nécessaire pour ressentir une évacuation satisfaisante diminuait fortement, tout comme le degré d’effort, par rapport aux positions assises.
Pour qui cela peut valoir le coup
Il faut quand même garder une réserve. Les deux études citées sont de petite taille, et une partie des résultats repose sur des sensations déclarées par les participants eux-mêmes.
Mais le signal va toujours dans le même sens. Chez les enfants souffrant de constipation, l’usage d’un repose-pieds est souvent conseillé, et l’expérience de terrain laisse penser que cela peut aider un peu.
Un essai simple, à combiner avec les bases
Pour la plupart des gens, un repose-pieds n’est pas indispensable. Mais si vous souffrez de constipation, d’hémorroïdes ou d’un trouble du plancher pelvien, l’essai paraît peu risqué et peut valoir le détour.
Et il ne remplace pas le reste. Augmenter l’apport en liquides et en fibres fait aussi partie des mesures simples à associer. Ce qui compte, au fond, ce n’est pas l’accessoire en lui-même, mais ce qu’il dit de notre rapport très moderne à des gestes que le corps, lui, n’a pas oubliés.