C’est peut-être par la force de la croyance populaire que l’on vient à souvent conseiller aux personnes insomniaques de compter les moutons. Une recommandation qui peut faire sourire tout autant qu’elle est à même de faire réfléchir. Et si, en dépit d’une proposition décalée, le fait de se livrer à une énumération animale était réellement pertinent pour trouver le sommeil ? Il y a quelques années, des chercheurs de l’université d’Oxford s’étaient penchés sur la question.
Compter les moutons pour s’endormir : une déconnexion rendue moins aisée
41 personnes en proie à des problèmes d’insomnie avaient été réparties en trois groupes. Le premier ensemble avait été invité à imaginer des scènes calmes et paisibles, le second à visualiser des moutons imaginaires en train de sauter une clôture et le troisième à maintenir ses habitudes. Il s’était avéré que les deux derniers groupes mettaient, en moyenne, une vingtaine de minutes de plus à s’endormir par rapport au premier. Parce que le simple fait de forcer son esprit à compter ferait se concentrer ce dernier sur la nécessité de dormir. Une pression qui n’aiderait donc pas à la déconnexion recherchée.
Une alternative plus valable ?
Pour de meilleures chances de s’endormir, il est par conséquent préférable de ne pas se focaliser sur une situation trop complexe, mais plutôt sur un environnement n’appelant pas à la réflexion. Une activité physique pratiquée durant la journée pourra faciliter l’entrée dans la phase de sommeil. À proscrire, l’usage d’écrans peu avant de se mettre au lit et les boissons telles que le thé ou le café.