En cavale en Espagne, un fugitif britannique trahi par ses tatouages

Accusé de plusieurs agressions sexuelles, l’Écossais John Rocks a été arrêté à Madrid. Ses tatouages ont aidé la police à le reconnaître.

Tatouages au premier plan, police derrière
Image d'illustration. Madrid a arrêté un fugitif britannique. — ADN

En bref

  • John Rocks arrêté dans un café à Madrid
  • Ses tatouages ont permis son identification
  • Il attend une décision d’extradition

L’un des fugitifs les plus recherchés par le Royaume-Uni a été arrêté en Espagne. L’Écossais John Rocks, 37 ans, accusé de plusieurs agressions sexuelles, a été interpellé samedi 1er août à Madrid, puis placé en détention provisoire dans l’attente d’une décision sur son extradition.

Un fugitif suivi des deux côtés de la Manche

Depuis mai, John Rocks figurait sur une liste de 12 criminels britanniques particulièrement recherchés, établie par l’Agence nationale contre la criminalité du Royaume-Uni avec l’appui de l’association Crimestoppers. Les autorités pensaient qu’il pouvait se cacher en Espagne.

La police écossaise lui impute plusieurs agressions sexuelles commises entre 2012 et 2022. Ce point-là est établi. Le reste, notamment ses conditions de fuite, relève de l’enquête menée côté espagnol.

À Madrid, des détails physiques font basculer l’enquête

Son arrestation a eu lieu vers 18 heures dans un café du quartier de Moncloa-Aravaca, au centre de Madrid. Selon des éléments proches du dossier, il commandait une boisson quand les agents l’ont interpellé.

Ce sont surtout ses tatouages qui ont permis de le reconnaître. Les policiers ont repéré ses initiales, JR, tatouées de manière visible sur le cou, ainsi qu’un autre prénom ou nom inscrit sur son avant-bras. Une cicatrice au visage et sa taille, environ 1,95 mètre, ont aussi aidé les enquêteurs de l’unité centrale d’aide à la famille et aux femmes de la Police nationale.

Au moment de l’interpellation, l’homme portait une casquette et des lunettes de soleil. Il n’avait aucun papier d’identité et a affirmé être quelqu’un d’autre. Pas suffisant.

Une traque compliquée par une fausse identité

L’enquête espagnole avait été lancée en 2024. Les policiers avaient d’abord surveillé Benidorm et plusieurs lieux de la région d’Alicante qu’il était soupçonné de fréquenter, sans succès.

Le ministère de l’Intérieur explique que la traque a été rendue difficile par les précautions prises par le suspect. Il changeait régulièrement d’endroit et utilisait une fausse identité. Les enquêteurs estiment aussi qu’une fuite aussi longue laisse penser à une aide venue de son entourage.

Le dossier bascule maintenant vers l’extradition

D’après la BBC, John Rocks a déjà comparu devant un tribunal de Madrid. Il reste détenu en attendant que la justice espagnole tranche sur son transfert vers le Royaume-Uni.

La suite se jouera donc loin du café où il a été arrêté, mais l’image reste forte: après des mois de recherches, ce sont des marques visibles sur la peau qui ont fini par refermer la cavale.

Jérôme Nelra

Spécialiste Insolite

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