En bref
- Le gaz augmente de 6,6 % en novembre 2026
- Il reste moins cher que l’électricité au kWh
- Le logement et l’équipement font la vraie différence
Le réflexe est simple, presque automatique, regarder le prix du kilowattheure. Sauf que pour le chauffage, ce n’est pas suffisant. Entre le rendement de l’installation, l’isolation du logement et le type de contrat, deux foyers peuvent payer des montants très différents avec une énergie qui semble pourtant moins chère sur le papier.
Le gaz garde l’avantage sur le papier
Au 1er novembre 2026, en France, le prix repère moyen du gaz atteindra 194,90 euros TTC par mégawattheure, contre 182,88 euros en octobre. Cela correspond à environ 0,1576 euro TTC par kilowattheure pour les ménages qui se chauffent au gaz.
En face, le tarif réglementé de l’électricité, en option Base pour un compteur 6 kVA, reste à 0,2001 euro TTC par kilowattheure. L’écart tourne donc autour de 21 % en faveur du gaz. Mais cet avantage ne suffit pas à trancher, parce que les frais fixes et l’efficacité des équipements ne sont pas les mêmes.
Pourquoi certaines factures vont grimper cet hiver
La hausse est nette, 6,6 % en un mois. D’après la Commission de régulation de l’énergie, elle représente environ 12 euros TTC de plus sur le seul mois de novembre pour les consommateurs dont le contrat est indexé sur le prix repère.
Sur l’ensemble de 2026, la facture annuelle moyenne pourrait dépasser d’environ 135 euros celle de 2025, si les conditions de marché restent proches de celles observées aujourd’hui. En revanche, les clients qui ont une offre à prix fixe ne subiront pas directement cette augmentation pendant la durée de blocage prévue au contrat. Avant de changer de système, il faut donc vérifier ses conditions tarifaires.
L’équipement change complètement le calcul
Avec des radiateurs électriques classiques, chaque kilowattheure consommé devient de la chaleur au niveau de l’appareil. Comme l’électricité coûte plus cher à l’unité, ce choix peut revenir plus cher sur toute une saison, surtout dans un grand logement ou un bien mal isolé.
Mais ce n’est pas automatique. Un petit appartement bien isolé, chauffé par moments, peut coûter moins cher qu’une grande maison au gaz. Le bon comparatif, c’est un même niveau de confort, pas seulement deux tarifs affichés.
La pompe à chaleur, elle, brouille encore davantage la comparaison. Elle récupère des calories dans l’air ou le sol et peut produire plusieurs kilowattheures de chaleur pour un seul kilowattheure d’électricité consommé. Son usage peut donc devenir compétitif face au gaz, avec une limite quand même, ses performances dépendent du climat, du modèle et de l’installation.
Changer d’énergie n’est pas toujours le bon réflexe
Remplacer une chaudière qui fonctionne encore n’est pas forcément rentable. Une pompe à chaleur demande un investissement important, même si des aides peuvent réduire le reste à charge selon les revenus et le logement.
Une chaudière récente, bien entretenue, peut rester pertinente, surtout si le logement est déjà correctement isolé. À l’inverse, un appareil ancien avec une consommation élevée mérite un examen plus poussé. Et souvent, les économies les plus solides passent d’abord par l’isolation, les réglages de chauffe, la programmation et une température un peu réduite quand le logement est vide. C’est là que se joue, en gros, la facture des prochains hivers.