- Des routes blanchies contre la canicule
- Le lait de chaux refroidit la chaussée
- Effet visible une à deux semaines
La canicule a poussé plusieurs collectivités à traiter leurs routes avec un liquide blanc pour limiter les dégâts sur la chaussée. Le phénomène a été observé dans plusieurs secteurs de France, alors que le pays a connu ses journées les plus chaudes jamais enregistrées les 23, 24 et 25 juin 2026.
Ce revêtement provisoire a notamment été vu près de Lyon, à Dijon, dans le Jura, en Maine-et-Loire et jusqu’en Bretagne. Le produit utilisé n’a rien d’inhabituel pour les services routiers, même si son aspect surprend au premier regard.
Un traitement utilisé dans plusieurs départements
Le liquide en question est du lait de chaux. Une fois épandu sur l’enrobé avec des camions adaptés, il blanchit temporairement la route et aide à faire baisser la température du sol.
L’intérêt est très concret. Dans les zones les plus exposées, ce traitement peut réduire la température de la chaussée d’environ 10 °C. C’est assez pour limiter les dégradations pendant un épisode de très forte chaleur.
Pourquoi la chaleur fragilise autant la chaussée
Quand le thermomètre grimpe, le goudron se ramollit. Le bitume peut alors remonter à la surface et recouvrir les granulats qui assurent normalement l’adhérence des véhicules.
Résultat, la route tient moins bien et devient plus vulnérable. Les départements utilisent donc ce mélange pour éviter les arrachements de bitume et de gravillons sur les portions les plus sollicitées par le trafic routier.
Le choix a aussi un autre avantage pour les automobilistes. Les collectivités concernées présentent ce procédé comme une solution préventive, rapide à mettre en œuvre et sans projections de gravillons, là où d’autres interventions peuvent être plus contraignantes.
Du lait de chaux, un mélange temporaire et sans toxicité
Ce produit est composé d’eau et de chaux, avec une proportion d’environ 85 % d’eau. Il transforme donc, pour un temps, une chaussée noire en chaussée blanche.
Le Département du Jura met en avant une méthode plus respectueuse de l’environnement. Le Département du Rhône précise de son côté que la chaux éteinte est chimiquement inerte, qu’elle a longtemps servi de peinture blanche et qu’elle ne présente pas de risque de toxicité pour la santé ou l’environnement.
Et ce blanc ne reste pas tout l’été. D’après les indications relayées autour de Dijon, le traitement tient en moyenne une à deux semaines, avec une durée variable selon la circulation et les conditions météo.