Calvados : un récidiviste condamné à 6 mois ferme pour violences conjugales

Mercredi dans le Calvados, un homme de 37 ans a notamment été condamné à six mois de prison fermes pour violences conjugales. Il avait déjà écopé de jours-amende pour des faits semblables.

Le mercredi 5 août dernier, un homme de 37 ans a été jugé, en son absence, devant le tribunal correctionnel pour des faits commis le 17 décembre 2019 à Ifs, dans le Calvados. Le trentenaire était poursuivi pour violences conjugales. Son ex-compagne explique que ce jour-là, le trentenaire, qui avait consommé de l’alcool, s’était mis dans une colère folle. Craignant pour son intégrité physique, la femme était partie trouver refuge dans sa voiture.

Jugé pour violences conjugales, il lui faisait des chantages au suicide

Citée par Liberté Caen, la victime raconte ce qu’elle vivait depuis des années : « Il buvait beaucoup et disait que c’était de ma faute s’il était violent, me faisait des chantages au suicide : ‘Si je meurs ce sera de ta faute ! Si je meurs que diras-tu à notre enfant ?’ Un jour, il a fait semblant de s’entailler le bras : ‘Je dirai que c’est toi.’ Il disait qu’il emmènerait mon fils à l’étranger et que je ne le retrouverai jamais. » « Je pensais que je devais l’aider, mais ce n’était pas ça. J’ai passé des années à être frappée, rabaissée, humiliée, menacée, manipulée. J’ai eu du mal à m’en défaire », ajoute-t-elle. La situation lui apparaît plus claire depuis qu’elle vit séparée de cette homme.

Un enregistrement où l’on entendait « le bruit des gifles »

L’avocate de la partie civile a rappelé que le prévenu était déjà connu des services de justice : « Il a déjà été condamné pour violences conjugales mais a écopé de jours amende, le certificat médical n’ayant relevé qu’un hématome, il faut donc être en mille morceaux ? Cette fois [la victime] produit un enregistrement de ce qu’il lui dit, on entend même le bruit des gifles. » L’accusé, qu’une luxation de l’épaule aurait empêché de venir se présenter à la barre, a été condamné à 12 mois de prison dont 6 mois ferme. Une peine assortie de 24 mois de mise à l’épreuve avec exécution provisoire, d’une obligation de soins et de suivre de stage de sensibilisation aux violences conjugales. Il a pour interdiction d’entrer de nouveau en contact avec la victime et de paraître à son domicile et sur son lieu de travail. Enfin, il lui faudra verser 3 000 euros au titre de préjudice moral.

Gael Brulin

Spécialiste Faits Divers

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