En bref
- Un ouvrier chinois a été sauvé samedi
- Deux Népalais avaient été sortis vendredi
- La crue a fait 1 325 morts
La catastrophe a fait au moins 1 325 morts et près de 5 600 disparus à la frontière entre le Népal et la Chine. Dans ce contexte, chaque survivant retrouvé pèse lourd. Samedi 5 septembre 2026, les secours népalais ont extrait vivant un troisième homme d’un tunnel enseveli dans le nord du pays.
Une percée dans un désastre massif
L’homme secouru est de nationalité chinoise. Il était coincé depuis le 26 août, date à laquelle une immense vague d’eau, de glace et de débris a déferlé après l’effondrement d’un glacier et de roches.
Le bilan humain reste très lourd. Parmi les personnes portées disparues, on compte plus de 900 salariés ou ouvriers liés aux sites hydroélectriques népalais. C’est ce qui donne à cette extraction une portée particulière, bien au-delà d’un seul tunnel.
Le troisième rescapé retrouvé samedi
L’armée a confirmé ce nouveau sauvetage samedi. L’ouvrier a été sorti d’un tunnel du nord du Népal, onze jours après la crue meurtrière.
Résultat, le nombre de personnes retrouvées vivantes dans ces galeries monte à trois. Après plusieurs jours marqués surtout par la découverte de corps, cette issue tranche avec ce que les équipes rencontraient jusque-là dans la région.
Deux survivants déjà sortis la veille
Vendredi, deux ouvriers népalais avaient déjà été extraits vivants d’un tunnel enfoui sous la boue. Il s’agissait alors des premiers survivants retrouvés depuis la catastrophe.
Le rythme des découvertes a donc changé en vingt-quatre heures. Ce point compte, car les recherches se poursuivent depuis une semaine dans des conditions lourdes, avec l’espoir de retrouver d’autres ouvriers encore prisonniers.
Des tunnels fouillés dans la boue et l’eau
Des dizaines de sauveteurs du Népal, appuyés par des experts venus d’Inde, de Corée du Sud et de Chine, interviennent sur plusieurs sites de barrages et de centrales hydroélectriques en construction. Les recherches visent plusieurs tunnels ensevelis.
Peu après le désastre, les autorités népalaises avaient estimé qu’environ une centaine d’ouvriers pouvaient se trouver coincés dans le seul tunnel de Trihuli-3. Jusque vendredi, les équipes n’avaient retrouvé que quelques corps sans vie.
Et le terrain complique tout. Les galeries sont remplies d’eau et de boue, et les secours avancent avec des excavatrices et des explosifs. La suite des opérations se jouera là, dans ces tunnels où le moindre mètre gagné peut encore compter.